Transmission d’entreprise : la CCI-Togo sort le sujet de l’ombre

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Par René DOKOU, le 26 Octobre 2026

(IMPARTIAL ACTU)- Parrain de l’Afterwork Familles & Repreneurs, le président de la Chambre de commerce et d’industrie du Togo, Dr José Kwassi Symenouh, a fait de la pérennité des entreprises un enjeu prioritaire de l’économie nationale.

La Chambre de commerce et d’industrie du Togo (CCI-Togo) inscrit la transmission d’entreprise parmi ses préoccupations. À l’occasion de l’Afterwork Familles & Repreneurs, organisé le vendredi 23 octobre 2026 à l’hôtel Sancta Maria, à Lomé, son président, Dr José Kwassi Symenouh, parrain de la rencontre, a plaidé pour que les entreprises qui ont fait leurs preuves puissent traverser le temps et préparer leur relève.

La durée, nouvelle mesure de la réussite

Dans son allocution, le président de la CCI-Togo a élargi la définition de la réussite entrepreneuriale. Pour lui, la solidité d’une entreprise ne se juge pas seulement à sa capacité à créer de la richesse, à conquérir des marchés ou à générer des emplois. Elle se mesure aussi à sa faculté de durer, de transmettre son savoir-faire et de préparer ses successeurs.

Cette question concerne en premier lieu les entreprises familiales. Elles occupent une place réelle dans le tissu économique togolais, mais leurs parcours, leurs contributions et leurs enjeux de transmission restent, selon lui, « insuffisamment mis en lumière ».

Une mission institutionnelle assumée

Dr Symenouh a rattaché ce sujet aux missions de la Chambre, qui accompagne les entreprises, défend les intérêts du secteur privé et œuvre à un environnement favorable à leur développement. Cette mission, a-t-il expliqué, implique une attention particulière à la pérennité des entreprises, à la valorisation des savoir-faire et à la consolidation du tissu entrepreneurial national.

Le président de la CCI-Togo a ainsi inscrit la transmission et la reprise d’entreprise dans cette réflexion. Son argument est économique : préserver une entreprise viable, c’est aussi préserver des emplois, des compétences et une part de la richesse créée dans le pays. Il a invité à encourager la création d’entreprises, mais aussi à s’intéresser à celles qui ont déjà fait leurs preuves. Leur disparition, faute d’une transmission préparée, représenterait selon lui une perte pour l’ensemble du tissu entrepreneurial.

Anticiper, organiser, préparer

Le parrain a insisté sur un point : la continuité d’une entreprise « ne va pas de soi » et « se prépare ». Elle suppose d’anticiper, d’organiser la gouvernance, de clarifier les responsabilités et de préparer les futurs dirigeants. Elle exige aussi, lorsque c’est nécessaire, de distinguer les relations familiales des exigences de gestion.

Transmettre, a-t-il souligné, ne revient pas à léguer une entreprise. C’est aussi transmettre une vision, des compétences et des valeurs, tout en donnant à l’activité un nouvel élan, par l’innovation et l’adaptation aux réalités du marché.

Lorsque la relève familiale n’est pas possible ou ne correspond pas au projet de l’entreprise, la reprise par un entrepreneur extérieur constitue, selon lui, une voie pour préserver l’activité, les emplois et la valeur créée.

Un message à trois publics

Dr Symenouh a adressé des messages distincts aux acteurs présents. Il a exhorté les chefs d’entreprise à ne pas attendre que leur succession devienne urgente. Il a invité les membres des familles entrepreneuriales à se préparer à leurs futures responsabilités. Il a enfin encouragé les repreneurs à voir dans les entreprises existantes non seulement des opportunités d’investissement, mais aussi des activités à consolider, des emplois à préserver et des savoir-faire à faire évoluer.

De la convivialité aux résultats

Le président de la CCI-Togo a salué l’initiative de Mme Eyram Koffidjin, fondatrice de « Transmission et Héritage », qui crée un espace de dialogue entre familles, entrepreneurs et repreneurs. Il a souhaité que la rencontre ne se limite pas à la convivialité et au réseautage, mais ouvre la voie à des conversations utiles, à des collaborations concrètes et, a-t-il dit, à de « nouvelles reprises d’entreprises réussies ».

Il a également formé le vœu que l’initiative gagne en visibilité au fil des éditions, afin de mieux faire connaître les entreprises familiales togolaises, leurs réussites, leurs défis et leur potentiel.

En s’engageant ainsi publiquement, la CCI-Togo place la transmission d’entreprise au rang des sujets d’intérêt économique, une question qui, selon son président, mérite l’attention des entrepreneurs, de leurs familles, des organisations professionnelles et de l’ensemble des acteurs du développement.

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