Par René DOKOU, le 27 Octobre 2026
(IMPARTIAL ACTU)- La 4ᵉ édition des Togo Médias Awards (TMA) a rendu son verdict vendredi 23 octobre 2026, au cours d’une soirée dinatoire qui a réuni plusieurs personnalités du paysage médiatique togolais. Le grand gagnant se nomme Kodjo Wodite Dokou, plus connu sous le nom de René Dokou, directeur de publication du journal en ligne impartialactu.tg. Mais derrière le sacre, une polémique sur la transparence du classement n’a pas tardé à surgir.
Une cérémonie sous patronage ministériel
La soirée était placée sous la présidence de M. Antoine Afanou, représentant la ministre de la Communication, Mme Yawa Kouigan. Professionnels de la presse, invités et membres de l’organisation se sont retrouvés pour découvrir le palmarès d’une compétition qui a occupé le milieu durant plusieurs semaines.
Un double sacre pour le patron d’Impartial Actu
René Dokou repart avec deux distinctions : celle de meilleur journaliste du grand public, qui fait de lui le lauréat toutes catégories confondues de cette édition, et le prix de meilleur journaliste Web de l’année 2026. Le promoteur d’Impartial Actu, site qui revendique l’impartialité dans le traitement de l’actualité, signe ainsi une soirée particulièrement fructueuse.
Dans la catégorie « Meilleur journaliste Web », il s’est imposé avec 1 900 suffrages, devançant son poursuivant immédiat, crédité de 1 527 voix. L’écart, net, traduit l’adhésion du public à son travail.
Une édition placée sous le signe du numérique
Lancée en juin, cette 4ᵉ édition s’articulait autour d’un thème ambitieux : « Médias, Intelligence Artificielle et Données personnelles : jeunesse plurielle et innovation pour un développement durable ». Les candidats se sont affrontés à distance, lors d’une compétition qui s’est étirée sur plusieurs semaines. Au total, six catégories sont allées au bout de ce marathon.
Un classement qui interroge
C’est sur le terrain du jury que les critiques se sont cristallisées. Selon René Dokou, le candidat arrivé en tête de l’ensemble des votes a été rétrogradé à la deuxième place de sa catégorie par une décision du jury. Il déplore que les membres de cette instance n’aient jamais été présentés publiquement, ce qui, à ses yeux, rend leurs arbitrages difficiles à expliquer, tant sur la forme que sur le fond. Il évoque une part d’imprévisible qui, dans ce type de concours où l’humain tranche en dernier ressort, laisse place à l’incompréhension.
« J’ai demandé des explications »
Le lauréat dit avoir accueilli la nouvelle avec un sourire, avant de réclamer des éclaircissements aux organisateurs. « En réponse, on m’a promis les résultats des votes compilés juste après la cérémonie. Jusqu’alors, je n’ai rien reçu comme gage de transparence », confie-t-il.
Son analyse est sans détour : il y voit une logique de compensation de la part des organisateurs. Les récompenses elles-mêmes, estime-t-il, n’étaient pas à la hauteur de l’événement, d’où, selon lui, la volonté de faire en sorte que chacun rentre chez soi avec le sourire.
Une expérience formatrice, malgré les réserves
Pour le directeur de publication d’Impartial Actu, cette participation constitue une expérience essentielle pour un professionnel des médias. Il n’en conteste pas la valeur, mais maintient ses réserves sur le fonctionnement du jury.
« Ma mission est de traiter l’information avec professionnalisme, fidélité et impartialité. Même si le jury de la 4ᵉ édition des Togo Médias Awards a été, à mon sens, partial, je ne suis pas découragé. Je retiens simplement que je suis le meilleur de cette édition, toutes catégories confondues », a-t-il conclu.
Un appel implicite à plus de transparence
Au-delà du palmarès, les propos du lauréat posent une question de fond, celle de la lisibilité des mécanismes de désignation dans les concours de presse. Entre vote du public et décision d’un jury, l’équilibre reste délicat, et la publication des résultats détaillés, promise mais non encore reçue selon René Dokou, serait de nature à dissiper les doutes. Les organisateurs des TMA n’avaient pas réagi à ces critiques au moment de la rédaction.
Julien Maréchal
















