Par René DOKOU, le 09 Octobre 2026
(IMPARTIAL ACTU)- La Direction de la sécurité routière (DSR) change de terrain pour mieux se faire entendre. Plutôt que d’attendre les professionnels dans ses bureaux, elle va désormais vers eux. Le lundi 5 octobre 2026, le commissaire divisionnaire, Dr Tassa Agba, s’est rendu au siège de l’Union Nationale des Transporteurs Routiers du Togo (UNATROT) pour échanger avec des conducteurs et des transporteurs de camions-bennes.
Rappeler les règles et les responsabilités
L’objectif de cette rencontre était clair : rappeler les principales règles de conduite et les responsabilités qui incombent aux acteurs du secteur, pour une circulation plus sûre. Face à des professionnels dont le métier se joue chaque jour sur la route, le responsable de la DSR a insisté sur plusieurs points essentiels.
Il a d’abord alerté sur les dangers de l’excès de vitesse, l’une des principales causes d’accidents. Il a aussi souligné la nécessité de respecter les heures de pointe et l’obligation de se conformer au Code de la route. La courtoisie envers les autres usagers a également été présentée comme un comportement essentiel : elle permet de prévenir les conflits et de réduire les risques d’accident.
Des véhicules en règle, des routes plus sûres
L’entretien a aussi porté sur l’état des véhicules et le respect des obligations administratives. Les conducteurs et les transporteurs ont été invités à entretenir régulièrement leurs camions, à renouveler leur assurance dans les délais requis et à effectuer leur visite technique à temps. Ces précautions, a-t-on rappelé, contribuent à limiter les défaillances mécaniques et à garantir de meilleures conditions de circulation.
Pour des véhicules lourds, très sollicités, la rigueur dans l’entretien et la régularité des documents ne relèvent pas de la simple formalité. Elles font partie intégrante de la sécurité de tous.
Racket routier : un sujet abordé sans détour
La rencontre ne s’est pas limitée aux consignes de conduite. La question des pratiques abusives sur les routes a également été abordée. Les acteurs du transport ont été sensibilisés à la nécessité de prévenir les situations de racket impliquant des agents sur les axes routiers.
Le message adressé aux professionnels est double. Il s’agit de respecter les procédures légales, d’une part, et de signaler les faits répréhensibles, d’autre part. Ces deux réflexes sont présentés comme des éléments importants pour assainir les relations entre les professionnels du transport et les agents chargés du contrôle routier.
L’UNATROT salue l’initiative
Présent à la rencontre, le président de l’UNATROT, Séna FOMBO, a salué une initiative qu’il juge opportune au regard des défis auxquels le transport routier est confronté. Il a exprimé sa reconnaissance aux autorités gouvernementales, notamment aux ministères chargés de la Sécurité et des Transports, pour l’attention portée aux préoccupations des transporteurs.
Il a également félicité les conducteurs et transporteurs qui ont répondu à l’invitation, mettant en avant la qualité des échanges et l’intérêt manifesté par les participants. Pour lui, ce type de concertation permet de mieux faire comprendre les exigences de la sécurité routière, de favoriser le dialogue entre les autorités et les professionnels et d’encourager l’adoption de comportements plus responsables sur les routes.
Une responsabilité partagée
Au-delà de cette rencontre, le message est celui d’un engagement collectif. La sécurité routière repose sur tous les acteurs. Les conducteurs doivent faire preuve de prudence et de discipline au volant, tandis que les transporteurs sont appelés à veiller au bon état de leurs véhicules et à la régularité de leurs documents.
En multipliant les échanges avec les professionnels du secteur, la DSR et l’UNATROT entendent attirer l’attention sur les comportements à risque et promouvoir une meilleure culture de la sécurité routière. L’enjeu est de réduire les accidents, de protéger les usagers et de favoriser une circulation plus responsable sur l’ensemble du réseau routier togolais.
Cette démarche de proximité, si elle se poursuit, pourrait devenir un levier utile : en parlant directement à ceux qui font vivre les routes au quotidien, la DSR mise sur la conviction plutôt que sur la seule contrainte.
















