Par René DOKOU, le 16 Juin 2026
(IMPARTIAL ACTU)- La capitale togolaise a accueilli lundi la première Convention africaine du transport aérien, événement majeur placé sous le haut patronage du président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé. À ses côtés, le président rwandais Paul Kagamé, salué pour son rôle décisif dans les réformes de l’Union africaine, notamment la mise en place du Marché unique du transport aérien africain (MUTAA).
Une feuille de route ambitieuse
Dans son allocution, Faure Gnassingbé a articulé son message autour de quatre convictions fortes, dessinant une stratégie claire pour l’avenir de l’aviation africaine. Il a insisté sur la nécessité de transformer le projet de ciel unique en une réalité opérationnelle, dénonçant la difficulté persistante de relier certaines capitales africaines entre elles, comparée à la facilité des liaisons avec l’Europe. Cette fragmentation, a-t-il souligné, freine l’intégration économique du continent.
Accessibilité et intégration
Le président togolais a ensuite mis l’accent sur la tarification des billets, jugeant qu’un coût trop élevé constitue bien plus qu’un obstacle pour les voyageurs : il devient une barrière directe à l’intégration africaine. Une aviation accessible est, selon lui, une condition indispensable pour rapprocher les peuples et dynamiser les échanges.
Le fret aérien, moteur de productivité
Troisième pilier de son intervention : le rôle stratégique du fret aérien. Faure Gnassingbé l’a présenté comme un levier incontournable pour soutenir la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). En facilitant la circulation des marchandises, l’Afrique peut renforcer ses capacités industrielles et accroître son autonomie économique.
Vers une base aéronautique durable
Enfin, le chef de l’État a appelé à bâtir une industrie aéronautique africaine solide et innovante, capable de générer des emplois qualifiés et de former la jeunesse aux métiers de l’aviation. Pour lui, l’aviation ne doit pas seulement être un secteur de transport, mais un véritable vecteur de développement et de souveraineté.
Un projet continental de souveraineté
En conclusion, Faure Gnassingbé a rappelé que le ciel unique africain dépasse la simple dimension technique : « Ce n’est pas seulement un projet d’aviation. C’est un projet d’intégration, de développement et de souveraineté », a-t-il affirmé avant de déclarer officiellement ouverte la Convention.
















