Transport aérien : l’Afrique décolle au Togo

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Par René DOKOU, le 15 Juin 2026

(IMPARTIAL ACTU)- La première Convention africaine du transport aérien, ouverte le 15 juin 2026 à Lomé, a été marquée par une série de distinctions adressées au Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé. Champion du Marché unique du transport aérien africain (MUTAA), il a reçu un prix en reconnaissance de son engagement en faveur de l’intégration aérienne du continent. Les dirigeants présents, dont Paul Kagamé et Olusegun Obasanjo, ont unanimement salué son leadership.

Hommages et reconnaissance internationale

Le président rwandais a insisté sur la nécessité de dépasser les discours pour privilégier des actions concrètes, tandis que l’ancien chef d’État nigérian a rappelé les avancées enregistrées sous l’impulsion du dirigeant togolais.

Une rencontre continentale stratégique

Cette première Convention et Exposition africaines du transport aérien a réuni à Lomé des personnalités de haut rang : chefs d’État, ministres des Transports, représentants de l’OACI, de l’IATA et de l’ACI Afrique, ainsi que des dirigeants de compagnies aériennes. L’événement, qui se déroule du 15 au 19 juin, illustre la volonté de l’Union africaine d’accélérer la mise en œuvre du MUTAA et de transformer le ciel africain en un espace ouvert, compétitif et accessible.

Le Togo, plateforme régionale

Accueillir cette rencontre n’est pas seulement un honneur pour le Togo, mais un engagement stratégique. Faure Gnassingbé a rappelé que son pays ambitionne de devenir une plateforme commerciale et logistique régionale. Cette vision nationale s’inscrit dans une dynamique continentale : relier davantage l’Afrique à elle-même pour renforcer sa transformation économique. Lomé, déjà hub portuaire et logistique, confirme ainsi son rôle de carrefour aérien.

De la politique aux résultats

Le Président du Conseil a insisté sur la nécessité de passer des engagements politiques aux réalisations concrètes. Selon lui, l’harmonisation des politiques aériennes et la coopération entre acteurs du secteur doivent être accélérées. Il a plaidé pour l’alignement des accords de services aériens, l’ouverture effective des routes et le développement de corridors prioritaires. L’intégration aérienne, a-t-il martelé, ne peut se matérialiser que par des décisions opérationnelles capables de rapprocher les économies africaines.

Accessibilité et compétitivité

La deuxième conviction exprimée par Faure Gnassingbé concerne l’accessibilité et la compétitivité du transport aérien. Les coûts élevés et les lourdeurs administratives demeurent des freins majeurs. Pour y remédier, il appelle à des infrastructures modernes, des compagnies solides, des services numériques fiables et des cadres réglementaires clairs. Il a également plaidé pour une transparence accrue dans les taxes et une simplification des procédures de voyage et de transport de marchandises.

L’aviation, moteur économique

Au-delà du transport de passagers, le Président du Conseil a mis en avant le rôle stratégique du fret aérien. Celui-ci peut soutenir l’agriculture, l’industrie, la santé, le commerce numérique et les exportations à forte valeur ajoutée. Il a souligné le lien essentiel entre la connectivité aérienne et la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). Pour lui, l’aviation doit être pensée dans une approche intégrée, associant routes, rails et ports afin de renforcer la compétitivité des économies africaines.

Vers une industrie durable

Le dirigeant togolais a également insisté sur la nécessité de bâtir une industrie aéronautique africaine durable, capable de réduire la dépendance extérieure et de renforcer la souveraineté technologique du continent. L’aviation civile doit être considérée comme une filière productive, génératrice d’emplois qualifiés et d’investissements. Il a appelé à intégrer les exigences environnementales et la durabilité dans toutes les stratégies de développement aérien.

Soutien des partenaires africains

Les convictions du Président du Conseil ont trouvé un écho favorable auprès des dirigeants africains et des organisations internationales. Paul Kagamé a rappelé que la connectivité aérienne ouvre d’immenses opportunités pour les populations. Olusegun Obasanjo a salué les progrès réalisés dans l’ouverture du ciel africain et la régulation du transport aérien. Les représentants de l’Union africaine et de la Commission africaine de l’aviation civile ont également mis en avant le rôle moteur du Togo dans cette dynamique.

Une exposition tournée vers l’innovation

Parallèlement aux débats, l’Exposition africaine du transport aérien met en lumière les innovations et initiatives du secteur. Les participants échangent sur la mise en œuvre du MUTAA, l’accessibilité financière, le développement du fret, la mobilité intra-africaine, les investissements dans les infrastructures, ainsi que sur la technologie et le capital humain. Le programme comprend des tables rondes ministérielles, des forums politiques, des ateliers techniques et des négociations bilatérales.

Un appel à la mobilisation collective

En conclusion, Faure Gnassingbé a lancé un appel à une mobilisation collective pour accélérer la mise en œuvre du MUTAA. Pour lui, l’avenir du continent repose sur un ciel africain unique, non seulement comme projet d’aviation, mais comme vecteur d’intégration, de développement et de souveraineté. « Aucun pays ne peut réussir seul ni prospérer dans la fragmentation », a rappelé Paul Kagamé, confortant ainsi la vision portée par le dirigeant togolais.

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