Opposition togolaise : Apévon plaide pour sincérité et unité

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Par René DOKOU, le 16 Juin 2026

(IMPARTIAL ACTU)- Le président des Forces démocratiques pour la République (FDR), Paul Dodji Apévon, a surpris lundi en reconnaissant publiquement les failles de l’opposition togolaise. Tout en dénonçant les responsabilités du régime en place, il a pointé du doigt les dérives internes qui minent la crédibilité des partis se réclamant de l’alternance.

Une autocritique rare

« Le pouvoir porte une lourde responsabilité », a-t-il affirmé, avant d’ajouter que certains acteurs de l’opposition reproduisent des comportements similaires à ceux qu’ils critiquent. Pour lui, cette contradiction fragilise la confiance des citoyens et empêche l’émergence d’une véritable alternative politique.

Les maux de l’opposition

Apévon identifie deux faiblesses majeures : l’absence d’unité et le manque de sincérité. Selon lui, les calculs personnels et les stratégies individuelles prennent le pas sur l’intérêt collectif. « Les gens avancent leurs pions, mais sans honnêteté ni évaluation de leurs propres actions », regrette-t-il, appelant à une remise en question profonde.

Une stratégie à revoir

Le leader du FDR estime que l’opposition doit s’engager dans une autoévaluation rigoureuse afin d’ajuster ses méthodes. Il plaide pour une approche plus transparente, capable de convaincre l’opinion publique que l’alternance est possible et crédible. Sans cette réforme interne, les critiques adressées au pouvoir risquent de perdre leur force.

Entre responsabilité et crédibilité

En reconnaissant les torts de son propre camp, Apévon cherche à repositionner le débat politique. Son discours met en lumière une opposition souvent divisée, incapable de présenter un front commun face aux défis démocratiques. Cette fragilité, selon lui, profite au régime en place qui exploite ces divisions pour se maintenir.

Un appel à la cohérence

Le président du FDR exhorte ses pairs à dépasser les rivalités et à privilégier l’intérêt national. Pour lui, seule une opposition sincère et unie peut incarner une alternative crédible. Ce mea culpa, rare dans le paysage politique togolais, ouvre la voie à une réflexion sur la nécessité d’une refondation stratégique.

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