Par René DOKOU, le 29 Mai 2026
(IMPARTIAL ACTU)- Entre 2024 et 2025, le Togo a enregistré 16 342 créations d’auto-emplois, un indicateur fort de la vitalité économique et sociale du pays. Derrière ces chiffres se dessine une jeunesse en quête d’opportunités et des populations déterminées à transformer la précarité en initiatives porteuses.
En 2024, 8 842 projets ont vu le jour. L’année suivante, 7 500 initiatives supplémentaires ont été recensées. Si la courbe accuse un léger repli, elle traduit néanmoins la constance des efforts déployés par les autorités pour stimuler l’entrepreneuriat individuel.
Une ambition renouvelée
Pour 2026, le ministère du Développement à la base et de l’Économie sociale et solidaire projette 10 000 nouvelles créations d’auto-emplois. Cette prévision marque une volonté de relance et confirme l’auto-emploi comme un levier stratégique de lutte contre le chômage.
Loin d’être une simple alternative, il s’impose comme une voie d’épanouissement professionnel, permettant à chacun de devenir son propre employeur, qu’il soit artisan, commerçant, prestataire de services ou producteur agricole.
Un pilier de l’économie nationale
Dans un pays où le secteur informel et les petites unités de production dominent, l’auto-emploi constitue une réalité structurante. Il représente pour une large frange de la population la principale porte d’entrée dans l’activité économique.
La projection de 2026 illustre l’impact des politiques publiques : dispositifs d’accompagnement renforcés, mécanismes de financement plus accessibles et meilleure structuration des initiatives. L’objectif est clair : transformer l’auto-emploi en moteur de création de richesse et en outil durable de réduction du chômage.
De la survie à l’entrepreneuriat structuré
L’enjeu dépasse la simple multiplication des activités. Il s’agit de garantir leur qualité et leur pérennité. Un auto-emploi isolé et précaire ne peut constituer une solution durable. En revanche, un auto-emploi formalisé, accompagné et connecté aux circuits économiques devient un puissant vecteur de transformation.
Le défi est donc de renforcer les compétences des porteurs de projets, de faciliter leur accès aux marchés et de sécuriser leurs parcours professionnels. Cette mutation traduit une ambition : passer d’une logique de survie à une dynamique d’entrepreneuriat structuré.
Une jeunesse au cœur du processus
La jeunesse togolaise, moteur de cette dynamique, incarne l’énergie et la créativité nécessaires à l’essor de l’auto-emploi. Les initiatives portées par les jeunes témoignent d’une volonté de s’affirmer comme acteurs du développement, capables de générer des revenus, de créer de la valeur et de contribuer à la croissance nationale.
Le soutien institutionnel vise à canaliser cette énergie, à l’orienter vers des projets viables et à en faire un pilier de l’économie sociale et solidaire.
Perspectives et défis
La projection de 10 000 créations en 2026 ouvre des perspectives encourageantes. Elle traduit une ambition nationale de consolider l’auto-emploi comme instrument de développement inclusif.
Cependant, des défis subsistent : formalisation des activités, accès durable au financement, structuration des filières et intégration dans les chaînes de valeur. Leur résolution conditionnera la capacité du Togo à transformer l’auto-emploi en véritable moteur de croissance.
















