Nucléaire civil : Lomé accueille le monde en juin 2027

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Par René DOKOU, le 27 Octobre 2026

(IMPARTIAL ACTU)-Lomé sera, du 1er au 3 juin 2027, le théâtre d’un grand rendez-vous international consacré au nucléaire. L’annonce a été saluée par le président de l’Assemblée nationale, Komi Selom Klassou, lors de l’adoption en première lecture de trois projets de loi sur la sûreté et la réparation des dommages nucléaires. Pour la représentation nationale, ces textes et cette échéance diplomatique forment un même mouvement.

Un choix dont se réjouit la représentation nationale

Dans son discours, Komi Selom Klassou a déclaré que la représentation nationale se réjouit du choix de Lomé pour accueillir la 3e édition de ce rendez-vous, qui se tiendra au Togo du 1er au 3 juin 2027. Une décision qui place la capitale togolaise sur la carte des rencontres internationales du secteur.

Cette désignation intervient dans un contexte précis. Lors de la 51e édition du World Nuclear Symposium à Londres, le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, a annoncé l’adhésion du Togo à la déclaration visant à tripler la capacité nucléaire mondiale d’ici 2050. Le président de l’Assemblée a tenu à lui rendre un hommage appuyé et mérité pour son engagement en faveur du développement du nucléaire civil.

Ce que le Togo compte y apporter

Pour Komi Selom Klassou, l’accueil de ce rendez-vous offre au pays l’occasion de contribuer aux échanges sur quatre sujets : les technologies, la réglementation, le financement et les compétences nécessaires au développement du nucléaire en Afrique.

Ces quatre thèmes correspondent aux conditions auxquelles un pays peut envisager de recourir au nucléaire civil. Il faut maîtriser les technologies, disposer d’un cadre réglementaire fiable, mobiliser des financements adaptés et former les ressources humaines capables de faire fonctionner les installations. En accueillant la rencontre, le Togo se place au cœur d’une discussion qui concerne l’ensemble du continent.

Des avantages attendus pour le pays

Le président de l’Assemblée a également souligné que le Togo pourra bénéficier des avantages induits par l’organisation de cet événement. Il n’en a pas détaillé la nature, mais l’accueil d’une rencontre internationale de cette envergure offre en général une visibilité accrue et des contacts directs avec des partenaires techniques et financiers.

Pour un pays qui affiche de nouvelles ambitions dans le nucléaire civil, la présence à Lomé de acteurs venus de l’extérieur représente une occasion d’échanger, de se faire connaître et de nouer des relations de coopération.

Un cadre juridique pour crédibiliser la démarche

L’actualité législative se superpose à cette échéance diplomatique. L’Assemblée nationale vient d’adopter trois projets de loi : un sur la protection physique des matières nucléaires, un sur la responsabilité civile en matière de dommages nucléaires et un sur leur réparation complémentaire. Ils transposent l’amendement à la Convention sur la protection physique des matières nucléaires, la Convention de Vienne de 1963 et la Convention de 1997.

Aux yeux de Komi Selom Klassou, ces textes dessinent la cohérence d’une architecture déjà amorcée : prévenir les actes portant atteinte à la sécurité nucléaire, établir les responsabilités et assurer une réparation adaptée. Ils permettent au Togo de consolider son cadre juridique et de prendre toute sa part à la coopération internationale dans le domaine des usages pacifiques du nucléaire.

Sur le plan diplomatique, l’enjeu est clair : un pays qui souhaite peser dans les discussions sur le nucléaire doit montrer qu’il respecte les standards internationaux en matière de sûreté, de responsabilité et de réparation. En adoptant ces lois avant le rendez-vous de juin 2027, le Togo arrive à Lomé avec un dispositif juridique solide à présenter à ses invités.

Sûreté et solidarité : le message adressé aux partenaires

Le discours de clôture de Komi Selom Klassou comportait une formule qui résume l’approche togolaise : la sûreté nucléaire se prépare avant l’accident, et la solidarité internationale prend tout son sens lorsque les conséquences doivent être réparées.

Ce message s’adresse autant aux citoyens qu’aux partenaires étrangers. Il indique que le Togo entend aborder le nucléaire civil avec méthode, en plaçant la sécurité et la responsabilité au même niveau que l’ambition. Il rappelle aussi que la coopération internationale est au cœur de la démarche : le Togo adhère à des conventions internationales, participe à des initiatives mondiales et accueille à son tour la communauté du secteur.

Une échéance à préparer

Entre l’adoption des textes et l’ouverture de la rencontre, quelques mois seulement séparent le pays de l’échéance. Les trois projets de loi, adoptés en première lecture, poursuivent leur parcours législatif. Quant à l’organisation de l’événement, elle devra mobiliser les institutions concernées pour accueillir dignement les délégations attendues.

Pour Lomé, c’est une occasion de s’afficher comme un lieu de dialogue sur les technologies, la réglementation, le financement et les compétences. Pour le Togo, c’est un test de sa capacité à transformer une ambition affichée en coopération concrète. Rendez-vous est pris pour les premiers jours de juin 2027.

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