Par René DOKOU, le 06 Mai 2025
(IMPARTIAL ACTU)- Une rencontre d’envergure s’est tenue lundi dans la capitale togolaise autour de la gestion durable des ressources hydriques et énergétiques du bassin du Mono. La concertation, organisée sous l’égide de l’Autorité du bassin du Mono (ABM), a rassemblé des autorités togolaises, des représentants de l’Union européenne ainsi que de nombreux partenaires techniques et financiers.
Objectif de cette rencontre : poser les jalons d’un projet structurant destiné à renforcer la coopération transfrontalière entre le Togo et le Bénin, deux pays unis par ce bassin fluvial stratégique.
Le projet, porté par l’ABM, entend produire des résultats concrets dans plusieurs secteurs essentiels tels que l’agriculture, l’énergie, l’aquaculture et la pisciculture. Il repose sur une approche intégrée, combinant préservation des ressources naturelles, gestion des risques d’inondation, valorisation des eaux disponibles et amélioration des conditions de vie des populations riveraines.
« Ce bassin a un potentiel énorme. L’objectif est de mettre en place un projet structurant, capable d’avoir un impact réel sur plusieurs domaines », a déclaré Mila Aziablé, ministre togolaise de l’Eau et de l’Assainissement, lors de son intervention.
Pour sa part, Silvia Favret, cheffe d’équipe investissements durables à la délégation de l’Union européenne au Togo, a insisté sur l’importance d’une coopération régionale renforcée. « Nous commençons un chemin commun avec l’ABM, le Togo et le Bénin pour faire de ce bassin un symbole de coopération et de meilleure qualité de vie pour ses habitants », a-t-elle affirmé.
Dans les prochains jours, une nouvelle concertation élargie réunira les ministères togolais concernés par les secteurs de l’agriculture, de l’environnement, des mines et de l’énergie. Il s’agira d’approfondir l’analyse des problématiques locales et d’élaborer des solutions durables, adaptées aux spécificités du bassin.
Face aux enjeux du changement climatique et à la pression croissante sur les ressources naturelles, cette initiative marque une étape clé dans la gouvernance partagée et durable du bassin du Mono, véritable colonne vertébrale écologique et économique pour les deux pays.
















