Par René DOKOU, le 08 Juin 2025
(IMPARTIAL ACTU)- Un nouvel accident de la circulation impliquant deux camions de transport de marchandises a eu lieu tôt dans la matinée de samedi sur la route nationale N°1, précisément entre Amakpapé et Kpèlè, à proximité de la ville de Notsè. Si aucun décès n’a été signalé, l’incident a entraîné une paralysie totale du trafic sur cet axe vital reliant le sud au nord du Togo.
Selon les premières informations recueillies sur les lieux, la collision se serait produite dans des conditions météorologiques défavorables. Des témoins évoquent un croisement dangereux effectué sur une chaussée rendue glissante par les pluies nocturnes. Les deux poids lourds, violemment endommagés, se sont immobilisés en travers de la route, bloquant complètement la circulation dans les deux directions.
Très vite, des embouteillages se sont formés sur plusieurs kilomètres. De nombreux automobilistes, conducteurs de poids lourds et passagers ont été contraints d’attendre de longues heures sur place, piégés dans leurs véhicules. « On était sur la route depuis 4 heures du matin. Nous n’avons avancé que de quelques mètres en six heures », témoigne un chauffeur de taxi-brousse, visiblement épuisé.
Les forces de l’ordre – police nationale et gendarmerie – se sont rapidement déployées sur les lieux pour sécuriser le périmètre et organiser les premières opérations de dégagement. Un dispositif de régulation a été mis en place afin d’éviter tout risque supplémentaire, tandis que les autorités locales tentaient de fluidifier au mieux la circulation sur les axes secondaires.
Ce nouvel accident intervient dans un contexte déjà tendu : il y a quelques jours à peine, un bus de la compagnie Nagodé avait été impliqué dans un grave accident sur ce même tronçon. Ces incidents rapprochés relancent les interrogations sur la sécurité routière sur la nationale N°1, l’axe le plus emprunté du pays et pilier du transport interrégional.
Les appels à l’action se multiplient. Plusieurs voix s’élèvent pour réclamer un renforcement des mesures de prévention : amélioration de la signalisation horizontale et verticale, installation de dispositifs de ralentissement dans les zones à risque, intensification des contrôles de vitesse, mais aussi des campagnes de sensibilisation plus soutenues auprès des conducteurs professionnels, particulièrement en période de fortes pluies.
Du côté des autorités, la priorité immédiate reste le rétablissement de la circulation. Les opérations de déblayage, rendues complexes par les dégâts subis par les deux camions, se poursuivent sous la supervision des services compétents. Des grues spécialisées ont été mobilisées pour déplacer les carcasses métalliques hors de la chaussée, et des équipes techniques sont à pied d’œuvre pour nettoyer la route.
« Nous faisons tout pour rouvrir la voie dans les plus brefs délais. La nationale N°1 est essentielle au fonctionnement du pays, et chaque heure de blocage a des répercussions économiques », a déclaré un responsable du ministère des Transports, présent sur le site.
En attendant le retour à la normale, les usagers sont invités à emprunter des itinéraires alternatifs ou à différer leur déplacement si possible. Ce nouvel accident, heureusement sans pertes humaines, rappelle néanmoins la fragilité des infrastructures routières face aux aléas climatiques et à l’imprudence de certains conducteurs.
Une enquête a été ouverte afin de déterminer avec précision les causes de l’accident. Les résultats devraient permettre d’éclairer les circonstances du drame et, espérons-le, de prévenir de futures tragédies sur les routes togolaises.
















