Par René DOKOU, le 31 Juillet 2025
(IMPARTIAL ACTU)- Malgré les efforts déployés à l’échelle mondiale, la traite des êtres humains demeure l’un des crimes les plus répandus, affectant des millions de personnes à travers le globe. Entre 2020 et 2023, plus de 200 000 victimes ont été recensées, une statistique alarmante qui met en lumière l’ampleur et la persistance de ce fléau.
C’est dans ce contexte préoccupant qu’une conférence internationale s’est tenue ce mercredi à Lomé, sous l’égide de l’organisation Compassion International. L’événement visait à renforcer la mobilisation collective contre ce phénomène qui ronge les sociétés, en particulier les plus vulnérables.
La rencontre a rassemblé autorités togolaises, experts, ONG et représentants de la société civile autour d’une préoccupation commune : protéger les enfants et les jeunes des réseaux de traite et d’exploitation. Au Togo comme dans de nombreux pays africains, les formes de traite sont multiples et de plus en plus complexes, alimentées par la pauvreté, le chômage ou encore les migrations irrégulières.
« Il est urgent de mettre en place des mécanismes de prévention plus robustes et d’intensifier la sensibilisation au sein des communautés », ont souligné plusieurs intervenants. Les adolescents, souvent en quête d’un avenir meilleur, deviennent des cibles faciles pour des trafiquants sans scrupules, qui les livrent à des travaux forcés, des mariages précoces ou à l’exploitation sexuelle.
Face à ces défis, les participants ont plaidé pour un renforcement de la coopération régionale et internationale, un meilleur encadrement juridique, mais aussi pour l’accès à l’éducation et à des opportunités économiques alternatives, en particulier pour les jeunes.
La conférence a ainsi mis en lumière l’urgence d’une action coordonnée, durable et inclusive pour mettre fin à ce crime transnational.















