Par René DOKOU, le 29 Juin 2026
(IMPARTIAL ACTU)- Le Conseil des ministres, réuni le 26 juin à Lomé sous la présidence de Faure Essozimna Gnassingbé, a placé la modernisation du corps des agents des eaux et forêts au centre de ses décisions. Par décret, le gouvernement a redéfini les missions et l’organisation de ce corps spécialisé, garant de la préservation des ressources naturelles.
Une réforme structurante
Le texte adopté précise les responsabilités des agents : gestion durable des forêts, protection des zones protégées, lutte contre les infractions environnementales, reboisement et sauvegarde de la biodiversité. Il instaure une nouvelle structure hiérarchique, articulée autour d’un commandement central, de directions régionales et d’unités préfectorales, afin d’assurer une meilleure couverture territoriale et une efficacité accrue.
Gouvernance environnementale renforcée
Cette réorganisation s’inscrit dans une stratégie nationale de protection du patrimoine forestier, faunique et halieutique. Face aux défis du changement climatique, de la déforestation et de l’exploitation abusive des ressources, le gouvernement entend doter le pays d’outils modernes et adaptés.
La réforme traduit une volonté de renforcer la résilience nationale et de consolider une gouvernance environnementale conforme aux standards internationaux.
Décrets réglementaires et reconnaissance des chefs de canton
Outre la réforme du corps des eaux et forêts, le Conseil des ministres a adopté six décrets réglementaires et quatorze décrets portant reconnaissance officielle des chefs de canton. Ces mesures traduisent l’importance accordée à la structuration institutionnelle et à la consolidation des autorités locales, garantes de la cohésion sociale et de la stabilité communautaire.
La reconnaissance des chefs traditionnels s’inscrit dans une logique de valorisation des institutions coutumières, qui jouent un rôle central dans la médiation sociale et la gestion des territoires.
Une séance axée sur l’avenir
La réunion du 26 juin, présidée par le Chef de l’État, a été consacrée à l’examen de textes majeurs pour l’avenir du pays. Les réformes adoptées témoignent d’une volonté de renforcer les fondations institutionnelles et de répondre aux enjeux contemporains, qu’ils soient environnementaux, sociaux ou économiques.
Le Conseil des ministres apparaît ainsi comme un instrument stratégique de pilotage des grandes orientations nationales, en cohérence avec les ambitions de développement durable et inclusif.
Cohésion sociale et légitimité institutionnelle
La reconnaissance des chefs de canton participe à la consolidation du tissu social et à la légitimité des institutions locales. En officialisant ces désignations, l’État réaffirme son attachement aux valeurs traditionnelles et à la stabilité communautaire, tout en intégrant ces autorités dans le processus de gouvernance nationale.
Cette démarche contribue à renforcer la proximité entre l’administration et les populations, condition essentielle pour une gouvernance inclusive et efficace.
La réunion du Conseil des ministres du 26 juin illustre la volonté du gouvernement togolais de conjuguer modernisation institutionnelle et protection de l’environnement. Entre réorganisation du corps des eaux et forêts et reconnaissance des chefs de canton, les décisions prises traduisent une ambition claire : bâtir un État résilient, capable de relever les défis écologiques et sociaux, tout en consolidant ses fondements institutionnels.
Ces réformes structurantes marquent une étape supplémentaire dans la construction d’un Togo moderne, durable et inclusif.
















