Par René DOKOU, le 02 Juillet 2026
(IMPARTIAL ACTU)- Le Gouvernement a exprimé sa profonde tristesse face aux pertes humaines enregistrées lors des inondations des 29 et 30 juin 2026. Le ministre de la Sécurité, Colonel Calixte Batossie Madjoulba, a présenté les condoléances officielles aux familles endeuillées et réaffirmé la solidarité de la Nation envers toutes les victimes. Les autorités insistent sur la nécessité de maintenir une vigilance constante et de respecter les consignes de sécurité pour éviter de nouveaux drames.
Coordination renforcée au CNOU
Le 2 juillet, le Centre national des opérations d’urgence (CNOU) a accueilli la deuxième réunion de suivi de la crise. Autour du ministre de la Sécurité, également président de la Plateforme nationale de réduction des risques de catastrophe, se sont retrouvés les préfets du Golfe et d’Agoè-Nyivé, les responsables des forces de défense et de sécurité, ainsi que les représentants du Système des Nations Unies, du PNUD, de l’UNICEF, du PAM, de l’UNFPA et de l’OIM. Des partenaires techniques et financiers, des ONG et des organisations de la société civile, dont le WANEP, ont également pris part aux échanges.
Cette rencontre a permis d’actualiser les données opérationnelles, de dresser une cartographie commune des zones touchées et de définir les priorités immédiates pour les populations sinistrées.
Préparation en amont et efficacité des interventions
Le ministre Madjoulba a salué la réactivité des équipes depuis le déclenchement du Plan ORSEC. Selon lui, cette efficacité découle d’un travail préparatoire conséquent : mise en œuvre du Plan de Préparation et de Réponse 2026, curage préventif des caniveaux et bassins de rétention, ainsi que l’exercice national de simulation MIA DZRADO 2026. Ces initiatives ont permis aux acteurs d’être opérationnels dès les premières heures de la crise.
Clusters activés et adaptation permanente
Tous les clusters prévus dans le dispositif national ont été activés. Toutefois, l’évolution de la situation a montré que certains n’avaient pas besoin d’être déployés à pleine capacité. Cette flexibilité illustre l’adaptation continue du mécanisme aux réalités du terrain et la rationalisation des ressources disponibles.
Centres d’accueil et appui des ONG
Le site de LOGOPE reste fonctionnel pour accueillir les sinistrés. Si une majorité de ménages a choisi l’hébergement chez des proches, plusieurs ONG ont offert un refuge temporaire à des familles vulnérables. Le Gouvernement a exprimé sa gratitude pour cet élan de solidarité, qui complète l’action publique et renforce la résilience communautaire.
Engagement collectif et rôle des médias
Les participants à la réunion ont unanimement réaffirmé leur volonté de poursuivre les efforts de coordination. La collaboration entre services publics, partenaires humanitaires, institutions techniques et médias a été saluée comme un facteur déterminant. Le comportement civique des populations, respectant les consignes de sécurité et coopérant avec les équipes d’intervention, a également été mis en avant comme un atout majeur dans la gestion de la crise.
Remerciements aux partenaires
Les autorités togolaises ont renouvelé leurs remerciements aux partenaires nationaux et internationaux pour leur disponibilité et leur engagement constant. Elles ont également salué la responsabilité des citoyens, qui contribuent à la fluidité des opérations par leur discipline et leur coopération.
Vigilance et consignes pratiques
Le Gouvernement appelle les populations à demeurer prudentes et à signaler toute situation critique aux services compétents. Les numéros verts restent actifs pour les urgences : 170 (ANPC), 118 (sapeurs-pompiers), 1014 (CNCU), 117 et 1244 (Police nationale), 171 et 172 (Gendarmerie).
Cette vigilance permanente s’accompagne d’une détermination claire : protéger les populations, poursuivre les opérations d’assistance et adapter continuellement les dispositifs de réponse pour faire face efficacement aux conséquences des inondations.
Une mobilisation exemplaire
La crise actuelle met en lumière la capacité de l’État et de ses partenaires à agir de manière concertée. La rapidité des secours, la mise en place de centres d’accueil, la solidarité des ONG et la discipline des citoyens démontrent qu’une gestion collective des catastrophes est possible et efficace.
Au-delà de l’urgence, cette mobilisation illustre la nécessité de renforcer durablement les mécanismes de prévention et de préparation face aux aléas climatiques, qui s’intensifient dans la région du Golfe de Guinée.
















