Par René DOKOU, le 24 Mai 2025
(IMPARTIAL ACTU)- Dans le cadre d’une réforme ambitieuse de la gouvernance publique, le gouvernement togolais vient de franchir une nouvelle étape en mettant fin à une pratique longtemps critiquée : la prise en charge par l’État des factures d’eau et d’électricité des résidences privées des membres du gouvernement.
Un tournant dans la gestion des dépenses publiques
À travers une lettre circulaire émise par le ministère de l’Économie et des Finances, cette décision prend effet à partir du 15 mai 2025.
Vers plus de responsabilité et d’équité
Cette mesure s’inscrit dans une volonté affirmée du Président Faure Gnassingbé de renforcer la responsabilité des hauts responsables de l’État dans la gestion des ressources publiques. Elle participe d’un effort plus large de rationalisation des dépenses et vise à instaurer une culture de sobriété au sommet de l’administration publique.
Selon la circulaire, chaque ministre devra désormais régler personnellement ses consommations d’eau et d’électricité à usage domestique. Le Trésor public, en collaboration avec la CEET (Compagnie Énergie Électrique du Togo) et la TdE (Togolaise des Eaux), mettra en place les dispositifs nécessaires pour faciliter cette transition.
Une réforme symbolique mais significative
Bien que symbolique en apparence, cette décision marque un tournant. Elle rompt avec une logique de privilèges qui nourrissait un sentiment d’injustice au sein de la population. En responsabilisant les membres du gouvernement, l’État veut donner l’exemple et encourager une gestion plus rigoureuse des fonds publics.
Cette réforme pourrait aussi ouvrir la voie à d’autres mesures similaires dans le futur, ciblant les avantages matériels indûment supportés par le budget de l’État. Elle est perçue comme un pas vers une gouvernance plus transparente et plus équitable, dans un contexte de forte attente citoyenne en matière d’éthique publique.
Un appel à l’adhésion et à la solidarité
Le ministère, dans sa lettre, remercie les bénéficiaires de leur compréhension et appelle à une “adhésion pleine” à cette démarche de solidarité nationale. Il invite également chacun à prendre les dispositions nécessaires pour assurer une transition sans heurts, dans un esprit de coopération avec les fournisseurs d’eau et d’électricité.
Alors que la pression s’accentue sur les finances publiques et que les attentes sociales sont de plus en plus fortes, cette réforme s’inscrit dans une dynamique de rigueur budgétaire et d’exemplarité du leadership. Elle constitue un signal fort adressé à l’opinion publique comme à l’appareil étatique.
















