Par René DOKOU, le 15 Octobre 2024
(IMPARTIAL ACTU)- Lomé (capitale togolaise) abrite du 14 au 18 octobre 2024, une session régionale de formation des formateurs sur la préparation et la réponse aux épidémies de Mpox dans les pays de la région occidentale. Les travaux ont été ouverts par le Directeur Général de l’OOAS Melchior Athanase Joël C. AISSI en présence de Nayo Ankou William, Directeur de l’hygiène publique représentant le ministre de la santé et de l’hygiène publique.
Une cinquantaine d’experts en santé publique venus des 16 pays membres de la CEDEAO prennent part à cette session de formation qui vise, à renforcer périodiquement les compétences des agents chargés de la lutte et de favoriser l’harmonisation des procédures des États membres, la mise en commun des ressources et la coopération entre eux pour une lutte collective et stratégique contre les problèmes de santé de la sous-région.
“Notre attente est non seulement de doter le personnel de santé des connaissances et des compétences nécessaires, mais aussi de les amener à les appliquer pendant les exercices pratiques en salle et de les doter des moyens pour prévenir de manière significative propagation transfrontalières de maladies contagieuse dans la région. Je tiens à remercier la CEDEAO pour son appui multiforme et continue ainsi que les autorités togolaises d’avoir permis l’organisation de cette session de formation”, a indiqué Nayo Ankou William, Directeur de l’hygiène publique du Togo.
Selon des informations les urgences de santé publique de portée internationale à l’instar de la pandémie du Mpox constituent des obstacles de taille à la couverture sanitaire universelle, la sécurité sanitaire et à la croissance économique. En un mot, elles constituent une menace à la viabilité même des Etats. Cependant, explique Nayo Anjou William, des approches fragmentées adoptées par les pays pour la riposte perpétuent également les lacunes majeures qui laissent les systèmes de santé et les populations vulnérables face aux crises.
Les crises sanitaires doivent à chaque être réglées par une main d’oeuvre massive et compétente. C’est aussi l’une des principales raisons de cette session qui se veut théorique et pratique à la fois. Concrètement pour y arriver, il faut selon Melchior Athanase Joël C. AISSI , Directeur Général adjoint de l’OOAS une approche commerciale.
“Pour un réel développement, nous avons besoin de mains d’oeuvre et de mains d’œuvre en santé. La dividende démographique n’est qu’un leurre. C’est pourquoi nous voulons nous former pour la prévention et le contrôle des maladies, surtout les infections. Ceci fait suite à une série de renforcement de capacités des pays en ce qui concerne les laboratoires. L’OOAS a envoyé dans tous les pays de la CEDEAO, de quoi se renforcer avec une dépense de plus d’un milliard FCFA”a-t-il fait comprendre.
Par ailleurs le Directeur Général de l’OOAS rappelle que des dépenses parallèles sont faites pour la mobilité des services de santé.
“Nous avons commandé des véhicules ambulances plus des kits de réanimation et de secours d’urgence pour chacun des pays de la communauté. Cet atelier, qui est un atelier de formation de formateurs pourra nous aider à accompagner les services de santé à assurer le contrôle afin que nous ne soyons pas atteints”, a déclaré le Directeur Général de l’OOAS.
L’atelier permettra à terme, informe le Directeur Général de l’OOAS de revoir les rudiments de base communautaire.
Il y a que ça qui puisse nous sauver demain. C’est le socle de toute la santé. L’engagement communautaire ne peut pas être exclu de la prévention et du contrôle des maladies. L’alerte communautaire est prédominante par rapport à l’alerte des formations sanitaires”, a-t-il conclu.
















