Par René DOKOU, le 04 Février 2026
(IMPARTIAL ACTU)- L’Organisation Ouest-Africaine de la Santé (OOAS), en collaboration avec ses partenaires techniques et financiers, a tenu le 28 janvier 2026 à Cotonou la 5ᵉ réunion du Comité de pilotage du Projet de renforcement de la surveillance épidémiologique et des systèmes de laboratoires en Afrique de l’Ouest (PROALAB).
Cette rencontre de haut niveau a réuni des représentants des États membres de la CEDEAO, des directeurs de laboratoires nationaux, des partenaires de mise en œuvre ainsi que des bailleurs de fonds, autour d’un objectif central : évaluer les progrès réalisés et définir les orientations stratégiques pour renforcer durablement la sécurité sanitaire régionale.
Dans un contexte marqué par la persistance des menaces épidémiques et la nécessité d’une réponse coordonnée, cette session du Comité de pilotage s’est imposée comme une étape clé dans le suivi et la gouvernance du PROALAB. À l’ouverture des travaux, Mme Stéphanie Kursten Camara, Directrice de la KfW au Bénin, a salué la qualité et la solidité du partenariat entre l’OOAS et la Banque allemande de développement. Elle a rappelé que des systèmes de laboratoires performants constituent un pilier essentiel de la sécurité sanitaire, en permettant une détection rapide et fiable des menaces sanitaires émergentes. Félicitant les États membres pour leur engagement constant, elle a souligné le rôle stratégique du Comité de pilotage dans l’orientation des actions du projet et dans la garantie de son impact à long terme.
Les échanges ont permis aux participants d’examiner et de valider le rapport du Comité technique, organe clé chargé de l’analyse opérationnelle du projet. Une attention particulière a été portée à l’évaluation de la mise en œuvre des recommandations issues de la précédente réunion du Comité de pilotage. Les discussions ont également débouché sur la définition de nouvelles orientations visant à accélérer l’exécution des activités, à lever les éventuels goulots d’étranglement et à maximiser les bénéfices du PROALAB pour les pays bénéficiaires.
La réunion a mis en lumière les avancées significatives enregistrées dans plusieurs domaines, notamment le renforcement des capacités des laboratoires nationaux, l’amélioration des systèmes de gestion de la qualité et les progrès réalisés en matière d’accréditation. Les participants ont également insisté sur l’importance de la digitalisation des systèmes d’information de laboratoire et de l’optimisation du transport des échantillons, éléments déterminants pour une surveillance épidémiologique efficace et intégrée à l’échelle régionale.
À la clôture des travaux, le Directeur général de l’OOAS, le Dr Melchior Athanase J. C. AÏSSI, a rendu un hommage appuyé aux professionnels de laboratoire, qu’il a qualifiés d’acteurs de première ligne dans la protection de la santé publique. Reconnaissant les progrès réalisés grâce au PROALAB, il a toutefois appelé à un renforcement accru de la collaboration entre les États membres et à la poursuite d’investissements durables afin de consolider les acquis. Il a réaffirmé l’engagement de l’OOAS à accompagner les pays dans la mise en œuvre effective des recommandations adoptées, en vue de bâtir des systèmes de laboratoires résilients et performants.
En amont de cette réunion, un Comité technique s’est tenu les 26 et 27 janvier 2026, sous la conduite du Dr Olivier Manigart, Chef d’équipe du projet GFA/PROALAB. Les experts ont passé en revue l’état d’avancement du projet, notamment le Plan de travail annuel budgétisé, les achats régionaux d’équipements, le renforcement des capacités humaines, les systèmes de gestion de la qualité, les démarches d’accréditation, ainsi que les systèmes d’information et de transport des échantillons. À l’issue de ces travaux, des recommandations opérationnelles ont été formulées pour éclairer la prise de décision du Comité de pilotage.
Financé par le Gouvernement allemand à travers la KfW et mis en œuvre par l’OOAS, le PROALAB s’inscrit dans une dynamique régionale visant à renforcer durablement la surveillance épidémiologique et les systèmes de laboratoires aux niveaux national et régional. En améliorant la préparation, la détection précoce et la riposte aux épidémies, le projet contribue de manière déterminante à la sécurité sanitaire et à la résilience des systèmes de santé en Afrique de l’Ouest.
















