Par René DOKOU, le 07 Septembre 2026
(IMPARTIAL ACTU)- Le paysage fiscal togolais connaît une clarification majeure. L’Office Togolais des Recettes (OTR) rappelle que les personnes physiques engagées dans des activités d’importation ou d’exportation ne peuvent plus bénéficier du régime synthétique d’imposition, communément appelé Taxe Professionnelle Unique (TPU).
Cette mesure, inscrite dans l’article 129-2 du Code général des impôts (CGI), impose désormais aux opérateurs concernés de relever du régime du bénéfice réel, et ce, indépendamment du volume de leur chiffre d’affaires.
Un cadre fiscal précisé pour le commerce international
Le communiqué officiel, publié le 2 septembre 2026, met fin à une ambiguïté qui persistait dans le secteur. L’administration fiscale insiste : toute personne physique souhaitant se lancer dans l’import-export doit obligatoirement se conformer au régime du bénéfice réel.
Cette disposition vise à renforcer la transparence et la traçabilité des opérations de commerce international, tout en alignant le Togo sur les standards fiscaux internationaux.
Les opérateurs invités à se régulariser
Le Commissaire général de l’OTR appelle les acteurs économiques actuellement soumis au régime synthétique et désireux de se tourner vers l’importation ou l’exportation à se rapprocher des services fiscaux compétents.
Objectif : accomplir les formalités nécessaires avant toute activité transfrontalière. L’administration prévient que les contribuables qui ne se mettraient pas en conformité risquent des restrictions au cordon douanier.
Prévenir les blocages et litiges
Au-delà de la simple obligation légale, l’OTR entend anticiper les difficultés pratiques auxquelles pourraient être confrontés les opérateurs. Les personnes physiques déjà engagées dans l’import-export sous le régime synthétique sont invitées à régulariser leur situation sans délai.
Cette démarche vise à éviter des blocages administratifs, des retards dans les opérations douanières et des litiges fiscaux qui pourraient fragiliser les entreprises concernées.
Un signal fort pour la fiscalité togolaise
En imposant le régime du bénéfice réel aux importateurs et exportateurs, l’OTR envoie un signal clair : le commerce international ne peut être géré sous un régime simplifié.
Cette orientation traduit la volonté de l’État de sécuriser ses recettes fiscales et de mieux encadrer les flux commerciaux. Elle marque aussi une étape dans la modernisation du système fiscal togolais, en cohérence avec les pratiques régionales et internationales.
Les implications pour les opérateurs économiques
Pour les acteurs concernés, cette transition implique une gestion comptable plus rigoureuse et une transparence accrue. Le régime du bénéfice réel exige en effet une tenue de comptabilité détaillée, des déclarations précises et une traçabilité complète des opérations.
Si cette exigence peut sembler contraignante, elle ouvre aussi la voie à une meilleure crédibilité des entreprises sur le marché international. Les opérateurs qui se conforment à ce régime bénéficient d’une reconnaissance accrue auprès des partenaires étrangers et des institutions financières.
Un appel à l’information et à l’accompagnement
L’OTR invite les opérateurs économiques à consulter ses services pour obtenir toutes les informations nécessaires. Les canaux officiels de communication de l’administration fiscale sont mis à disposition pour guider les contribuables dans leurs démarches.
Cette pédagogie vise à éviter les incompréhensions et à accompagner les acteurs dans la transition vers le régime du bénéfice réel.
Vers une fiscalité plus robuste et équitable
Cette mesure s’inscrit dans une dynamique plus large de réforme fiscale. En clarifiant le cadre applicable aux activités d’import-export, l’OTR cherche à renforcer l’équité entre les contribuables et à garantir une meilleure mobilisation des recettes publiques.
Elle contribue également à la lutte contre la fraude et les pratiques informelles qui fragilisent l’économie nationale.
Un tournant pour le commerce international au Togo
Importer ou exporter en tant que personne physique implique désormais de relever du régime du bénéfice réel, indépendamment du chiffre d’affaires. Cette règle, rappelée avec fermeté par l’OTR, marque une étape importante dans la structuration du cadre fiscal togolais.
Pour les opérateurs économiques, l’enjeu est double : se conformer aux exigences légales et saisir l’opportunité d’une meilleure intégration dans le commerce international.
















