Par René DOKOU, le 1er Août 2025
(IMPARTIAL ACTU)- Le vacarme omniprésent dans certaines zones urbaines et rurales devient une source majeure de tensions sociales. Églises, mosquées et commerces sont régulièrement pointés du doigt pour des nuisances sonores persistantes, souvent en violation des réglementations en vigueur.
Face à la montée des plaintes et des conflits de voisinage, les autorités ont décidé de réagir. Le directeur des Cultes, le Lieutenant-colonel Bediani Belei, a entamé une tournée nationale afin de dialoguer avec les acteurs clés impliqués dans la gestion des litiges liés au bruit.
Cette mission l’a conduit à rencontrer les gouvernorats, conseils régionaux, services de santé, de l’environnement ainsi que les forces de sécurité dans plusieurs localités du pays. L’objectif est clair : rappeler le cadre légal et renforcer la sensibilisation sur les nuisances sonores, en particulier dans les lieux à vocation religieuse.
Les autorités font face à une recrudescence de plaintes de riverains excédés, certaines débouchant sur des actes de justice privée. Une dérive préoccupante qui révèle un manque de discipline et de contrôle dans l’organisation d’activités bruyantes, notamment les célébrations religieuses nocturnes.
Le ministère de l’Administration territoriale et des cultes souhaite, à travers cette campagne, instaurer une culture du respect mutuel et de préservation du cadre de vie commun. « Le respect des textes en matière de bruit est un impératif de cohésion sociale », a insisté le Lieutenant-colonel Belei.
Les autorités appellent à la responsabilité collective, afin d’éviter que ces nuisances ne dégénèrent en conflits ouverts. Une coexistence harmonieuse passe aussi… par le silence.
















