Par René DOKOU, le 19 Mai 2025
(IMPARTIAL ACTU)- Le ciel s’assombrit au-dessus de l’Allianz Riviera. Le propriétaire de l’OGC Nice, Jim Radcliffe, traverse une période particulièrement délicate sur le plan financier. À la tête du groupe INEOS, géant mondial de la pétrochimie, l’homme d’affaires britannique voit sa fortune fondre à vue d’œil, fragilisant par ricochet la stabilité de ses clubs, Nice et Manchester United.
Selon le Daily Mail, depuis son entrée au capital des Red Devils en janvier 2024, Radcliffe aurait déjà essuyé près de 8 milliards d’euros de pertes. Une chute vertigineuse pour celui qui, il y a encore un an, figurait au quatrième rang des fortunes britanniques avec une estimation autour des 30 milliards d’euros. En 2025, il ne pointe plus qu’à la septième place.
Ces turbulences financières commencent à se faire sentir jusque sur la Côte d’Azur. Le club niçois, qui espérait continuer son ascension dans l’élite du football français, doit désormais composer avec une politique d’austérité dictée par son propriétaire. Les ambitions sont revues à la baisse, le mercato s’annonce modeste, et plusieurs membres du staff ont déjà été invités à plier bagage.
À Manchester, les mesures sont encore plus drastiques : Radcliffe n’a pas hésité à supprimer des postes prestigieux, allant jusqu’à mettre un terme au contrat d’ambassadeur de la légende vivante du club, Sir Alex Ferguson. Une décision qui a choqué les supporters, déjà inquiets de la tournure que prend la gestion du club.
Si la situation ne s’améliore pas, l’ombre d’un retrait progressif d’INEOS du monde du football professionnel plane de plus en plus sérieusement. Et du côté de Nice, l’inquiétude grandit : le rêve européen pourrait bien s’éloigner, emporté par les vents contraires de la finance internationale.
















