Par René DOKOU, le 03 Septembre 2025
(IMPARTIAL ACTU)- Le gouvernement togolais a annoncé, mardi 02 septembre 2025, un renforcement significatif de la surveillance dans la capitale, Lomé, et dans le District autonome du Grand Lomé (DAGL). Dans un communiqué signé par le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, l’ambassadeur Calixte Batossie Madjoulba, plusieurs mesures stratégiques ont été dévoilées pour faire face à la montée des menaces sécuritaires internes et transfrontalières.
Un plan déclenché après évaluation sécuritaire
Selon le ministre, ces décisions résultent d’une évaluation approfondie de la situation sécuritaire dans la capitale et le long de la frontière ouest. L’objectif est clair : consolider l’intégrité du territoire et protéger les populations face à la criminalité, aux trafics illégaux et aux menaces croissantes qui fragilisent la stabilité du pays.
“Il s’agit d’adapter notre dispositif aux nouvelles réalités sécuritaires”, précise le communiqué, rappelant que les activités criminelles identifiées requièrent des réponses immédiates et coordonnées.
Une lutte élargie contre les trafics
Le gouvernement cite une série d’activités illicites en nette progression : trafic de drogue, traite des êtres humains, contrebande de carburant, gaz, médicaments et denrées, trafic d’armes et de munitions, exploitation illégale de ressources naturelles, ainsi que circulation transfrontalière de véhicules et de motos volés, souvent utilisés dans des opérations criminelles.
Ces phénomènes, concentrés dans certaines zones sensibles de Lomé et de sa périphérie, nourrissent l’insécurité et exigent une mobilisation accrue des forces de l’ordre.
Frontière ouest : fermetures et points de passage autorisés
Mesure phare : la fermeture immédiate de tous les points de passage non autorisés et des brèches clandestines le long de la frontière ouest du Grand Lomé. Seuls huit postes piétons d’immigration restent désormais ouverts.
Dans le ressort des services d’immigration de Ségbé, les points autorisés sont : Akpokploe, Yokoé Copegan, Lankouvi et Akato Viépé. Dans celui d’Aflao, il s’agit de Kodomé, Casablanca, Todman et Adjinamoto.
Tous les autres franchissements sont interdits. Les déplacements motorisés doivent obligatoirement passer par les postes frontaliers officiels de Ségbé et d’Aflao. Tout contrevenant s’expose à des sanctions prévues par la loi.
Un maillage sécuritaire renforcé
Outre la fermeture des passages clandestins, le gouvernement annonce un redéploiement des forces et une redéfinition du maillage sécuritaire dans les zones frontalières. Des unités de surveillance seront déployées en continu afin de contrer toute tentative de contournement.
Ces mesures visent non seulement à freiner les trafics mais aussi à sécuriser les échanges transfrontaliers légitimes. Le gouvernement insiste sur l’équilibre recherché entre contrôle rigoureux et maintien des activités économiques des populations riveraines.
Extension progressive au reste du pays
Le ministre Madjoulba a également indiqué que ce plan sécuritaire, d’abord appliqué à Lomé et à la frontière ouest, sera progressivement étendu aux autres régions du pays en fonction des évaluations locales et des priorités stratégiques.
Dans son appel aux populations, il exhorte chacun à respecter scrupuleusement les consignes, à coopérer avec les forces de sécurité et à signaler toute activité suspecte via le numéro vert 1014.
Une réponse aux inquiétudes croissantes
Ce durcissement sécuritaire intervient dans un contexte marqué par la persistance des trafics transfrontaliers et la crainte d’infiltrations criminelles. Pour les autorités, le renforcement de la surveillance à Lomé est une étape décisive vers la consolidation de la sécurité nationale.
Avec cette série de mesures, le gouvernement entend envoyer un signal fort : la capitale et ses frontières ne sauraient être une zone de non-droit.
















