Par René DOKOU, le 21 Décembre 2025
(IMPARTIAL ACTU)- Malgré un contexte international marqué par la crise climatique, l’insécurité régionale, les tensions géopolitiques et la contraction de l’aide extérieure, le Togo maintient le cap de la discipline budgétaire. Le gouvernement togolais ambitionne de ramener le déficit public à 3 % du produit intérieur brut (PIB) à l’horizon 2026, conformément aux critères de convergence de l’UEMOA.
Cette orientation figure au cœur du projet de loi de finances 2026, actuellement en examen au Parlement. Elle s’inscrit dans une trajectoire de consolidation budgétaire portée par une croissance jugée robuste et un cadre macroéconomique solide. « Le contexte est difficile, mais notre résilience est réelle », a déclaré le président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, dans son discours sur l’état de la nation.
Présentant les perspectives économiques régionales du Fonds monétaire international (FMI), le ministre de l’Économie et des Finances, Essowé Georges Barcola, a réaffirmé l’engagement du gouvernement à poursuivre les réformes structurelles engagées ces dernières années. Objectif : renforcer durablement les secteurs productifs et préserver les équilibres macroéconomiques.
Pour atteindre la cible de 3 %, l’exécutif mise sur plusieurs leviers. La mobilisation des recettes sera intensifiée grâce à la digitalisation du système fiscal, à la facturation électronique et à la poursuite des réformes de l’Office togolais des recettes. En parallèle, la gestion de la dette publique gagnera en transparence avec la publication trimestrielle des statistiques, tandis que les dépenses seront rationalisées via la dématérialisation complète de la commande publique.
Dans son dernier rapport, le FMI projette une croissance de 6,2 % pour le Togo en 2025, bien au-dessus de la moyenne de l’Afrique subsaharienne. Une performance que les autorités entendent consolider tout en maintenant les investissements sociaux, notamment en faveur des populations vulnérables.
Entré dans la 5e République, le Togo affiche ainsi sa volonté de concilier discipline budgétaire, transparence et développement inclusif, dans un environnement mondial incertain.
















