Par René DOKOU, le 05 Décembre 2024
(IMPARTIAL ACTU) – L’édition 2024 de “la Foire aux Droits de la Femme” a démarré mercredi 4 décembre pour une durée de trois (3) jours (du 04 au 06 décembre 2024) au siège du Groupe de réflexion et d’action Femme Démocratie et Développement (GF2D).
L’événement est organisé avec l’appui du gouvernement togolais à travers le ministère de l’action sociale de la solidarité et de la promotion de la femme, la GIZ et d’autres partenaires techniques et financiers, cette foire est axée autour du thème, ” riposter et se reconstruire après les violences”.
Faisant partie des activités inscrites dans la campagne des 16 jours d’activisme contre les violences faites aux femmes, cette foire organisée par le Groupe de Réflexion et d’Action Femme Démocratie et Développement (GF2D) est à sa sixième édition. Elle se veut un cadre essentiel pour promouvoir l’égalité de genre, sensibiliser la population et renforcer les droits des femmes et des jeunes filles.
La lutte contre les violences basées sur le genre demeure un défi majeur, malgré les nombreux efforts déployés à travers des réformes juridiques et des actions concrètes. Au Togo, bien que la loi reconnaisse l’égalité entre les sexes, les femmes continuent de faire face à des obstacles liés aux pesanteurs culturelles, à l’ignorance de leurs droits, à la lenteur des procédures judiciaires, et bien souvent, à une stigmatisation sociale. Pour venir à bout de tous ces fléaux, le Groupe de Réflexion et d’Action Femme Démocratie et Développement (GF2D) reste toujours ouvert et à l’écoute des populations. D’où l’organisation de cette foire, dénommée “La foire aux droits de la femme”, qui représente directement une réponse concrète à ces défis.
Selon Mme DOS-REIS Poovi, présidente du conseil d’administration du GF2D, la foire aux droits de la femme se justifie par le fait que les femmes rencontrent des difficultés dans les domaines de la santé, économique et juridique, d’une manière générale. Ce qui empêche la jouissance pleine et entière de leurs droits et leur participation au développement du pays. Donc, cette foire, dit-elle, en dehors des autres activités du GF2D, offre plus d’opportunités aux femmes d’avoir accès aux conseils de tous ordres et des papiers administratifs.
“Au Togo, bien que des avancées significatives aient été enregistrées dans la reconnaissance des droits des femmes, de nombreux défis demeurent. Les pesanteurs socio-culturelles, l’ignorance de la loi, les lenteurs administratives, et les coûts prohibitifs sont autant d’obstacles qui empêchent nos mères, sœurs et filles de jouir pleinement de leurs droits fondamentaux”, a laissé entendre Mme Mme DOS-REIS Poovi, PCA du GF2D.
Pendant 3 jours, la foire aux droits de la femme lancée, à Lomé, précisément au quartier Hédzranawé dans la commune Golfe 2 va regrouper des magistrats, notaires, avocats, huissiers, qui vont donner des consultations juridiques gratuites aux femmes victimes d’abus. Ces consultations seront accompagnées de délivrance de pièces d’identités à savoir: des actes de naissance, certificat de nationalité etc
Des professionnels de la santé sont également sur place pour leur donner des conseils sur la santé et soins appropriés aux nécessiteux. Des panels et des conférences-débats regrouperont aussi les femmes autour de divers sous-thèmes durant les 3 jours.
Toutes ces initiatives visent à renforcer les capacités des femmes à jouir et à défendre leurs droits civils, politiques et socioéconomiques, à faciliter l’accès de celles-ci à la justice.
“Notre mission est claire : travailler ensemble pour que plus jamais aucune femme ne se sente seule face aux injustices, pour que chaque femme puisse jouir pleinement de ses droits et apporter sa contribution au développement de notre pays”, a ajouté Mme DOS-REIS Poovi.
Mme GNANSA Bénédicte, directrice du genre au ministère de l’action sociale a dans son discours d’ouverture de cette fête foraine félicité le GF2D pour cette initiative d’accompagnement de la politique du gouvernement dans sa quête de promotion de la femme, d’une part, et d’autre part, pour toutes ses actions de proximité sur le terrain en faveur des femmes et des communautés.
La coupure du ruban symbolique donnant lieu à la visite des stands érigés pour l’occasion a mis fin à la cérémonie.
















