Par René DOKOU, le 21 Janvier 2026
(IMPARTIAL ACTU)-:À Kégué Zogbedzi, dans la commune du Golfe 1, la quiétude du quartier a été brutalement rompue. Mardi matin, des familles ont vécu des heures de peur et d’incompréhension après une expulsion musclée menée sur des parcelles occupées depuis plusieurs années.
Selon les témoignages recueillis, un individu se présentant comme le nouveau propriétaire des terrains a fait irruption dans les habitations. Des portes ont été défoncées, des effets personnels jetés dehors, sous le regard médusé de voisins impuissants. Des scènes de chaos qui ont profondément choqué les riverains.
Pour les occupants, l’injustice est d’autant plus grande qu’ils affirment être légalement installés. Ils disent avoir acquis leurs parcelles auprès d’un vendeur toujours vivant et détenteur de documents fonciers. Le différend, précisent-ils, serait déjà porté devant la justice. Malgré cela, aucune décision judiciaire n’aurait autorisé une telle expulsion.
Ce n’est pas la première fois que le quartier est confronté à ce type de situation. Il y a environ trois ans, des tentatives similaires avaient déjà semé la panique à Kégué Zogbedzi. La répétition de ces actes renforce aujourd’hui le sentiment d’abandon ressenti par les victimes, qui appellent à une intervention urgente des autorités administratives et judiciaires.
Au-delà de ce cas précis, cette affaire met une nouvelle fois en lumière l’ampleur et la gravité des litiges fonciers au Togo. Conflits familiaux, ventes multiples, documents contradictoires : la question de la terre demeure une source permanente de tensions. Pour de nombreux citoyens, le foncier, censé garantir stabilité et sécurité, devient un facteur d’angoisse et de précarité.
Sans réponses claires, fermes et rapides, ces conflits continuent de fragiliser la cohésion sociale et font planer une menace réelle sur la paix dans les quartiers. À Kégué Zogbedzi, les familles attendent désormais que la justice et l’État rétablissent leurs droits et la sérénité.
















