Faure Gnassingbé, cap maintenu sur l’école

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Par René DOKOU, le 13 Février 2026

(IMPARTIAL ACTU)- Par son cap constant en faveur de l’enseignement, Faure Gnassingbé inscrit l’éducation nationale au cœur de l’action publique. D’année en année, le secteur demeure l’un des piliers de la stratégie gouvernementale, porté par des choix budgétaires affirmés, des réformes structurelles et une volonté affichée d’en faire un levier de transformation sociale et économique. Au-delà des discours, les chiffres et les politiques engagées traduisent une fidélité politique rarement démentie.

Un engagement constant pour l’accès à l’école
L’accès universel à l’éducation reste l’un des marqueurs majeurs de cette orientation. La multiplication des infrastructures scolaires à travers les régions, le recrutement régulier d’enseignants et la prise en charge de certaines dépenses éducatives ont permis d’améliorer significativement les taux de scolarisation.

Au primaire, le taux de scolarisation avoisine désormais les 100 %, signe d’un effort soutenu pour rapprocher l’école des populations, y compris dans les zones rurales et périurbaines. Le secondaire connaît également une progression notable, reflet d’une politique qui ne se limite plus à l’enseignement de base, mais accompagne les élèves tout au long de leur parcours.

Cette dynamique s’inscrit dans une vision où l’école n’est pas seulement un droit fondamental, mais un outil stratégique de réduction des inégalités et de consolidation de la cohésion nationale.

Miser sur la qualité et l’innovation

Au-delà de l’accès, la question de la qualité de l’enseignement s’impose comme le nouveau chantier prioritaire. Les autorités ont engagé des réformes curriculaires destinées à adapter les contenus pédagogiques aux exigences contemporaines. L’objectif est clair : former des citoyens capables de s’insérer dans un monde en mutation rapide.

Le renforcement de la formation initiale et continue des enseignants constitue un autre axe central. En misant sur la professionnalisation du corps enseignant, le gouvernement entend améliorer durablement les performances du système éducatif.

Parallèlement, l’introduction progressive des outils numériques dans les établissements témoigne d’une volonté d’aligner l’école sur les standards internationaux. L’éducation nationale est ainsi pensée comme un espace d’innovation, où les technologies éducatives accompagnent l’apprentissage et préparent les élèves aux réalités du marché du travail et de la société de l’information.

L’équité au cœur des politiques publiques

La fidélité à l’éducation nationale s’exprime également dans l’attention portée à l’équité. Les politiques publiques encouragent la scolarisation des jeunes filles, soutiennent les enfants issus de milieux défavorisés et renforcent l’inclusion des apprenants en situation de handicap.

Cette approche inclusive vise à réduire les disparités et à garantir à chaque enfant les mêmes chances de réussite. Des mesures spécifiques prennent en compte les besoins particuliers de certaines catégories d’élèves, afin d’éviter que la précarité sociale ou les contraintes physiques ne deviennent des obstacles insurmontables à l’instruction.

En inscrivant l’équité au centre de la stratégie éducative, les autorités entendent faire de l’école un véritable instrument de justice sociale.

Un budget en nette progression

L’engagement politique trouve sa traduction la plus concrète dans les arbitrages budgétaires. Pour l’exercice 2026, une enveloppe globale de 1 143,96 milliards de francs CFA est allouée aux 30 ministères du gouvernement. L’éducation nationale figure parmi les départements les mieux dotés.

Avec un budget prévisionnel de 212 milliards de francs CFA en 2026, le ministère en charge de l’Éducation arrive en tête des allocations sectorielles. Cette dotation marque une hausse de plus de 15 % par rapport à 2025, où le budget s’établissait à 183 milliards de francs CFA.

Dans le détail, 104 milliards de francs CFA seront consacrés aux programmes et projets du sous-secteur de l’enseignement préscolaire et primaire. L’enseignement secondaire général bénéficiera de 64 milliards de francs CFA, tandis que 14 milliards de francs CFA seront orientés vers l’enseignement technique et la formation professionnelle.

Ces chiffres illustrent une volonté de couvrir l’ensemble de la chaîne éducative, de la petite enfance à la formation qualifiante, afin de répondre aux besoins d’une population jeune et en croissance.

Des défis persistants, une vision durable

Malgré ces avancées, des défis demeurent. Les besoins en infrastructures restent importants dans certaines zones, la pression démographique impose une adaptation constante des capacités d’accueil et le financement du secteur exige une mobilisation continue des ressources.

Toutefois, la constance des politiques éducatives engagées ces dernières années témoigne d’une orientation qui dépasse les contingences budgétaires ou politiques. L’éducation nationale s’inscrit dans une vision de long terme, articulée autour du développement du capital humain.

En maintenant le cap sur l’investissement éducatif, le pouvoir exécutif affirme sa conviction que la prospérité future repose d’abord sur la formation des générations montantes. À travers cette fidélité revendiquée à l’école, c’est une stratégie de transformation structurelle du pays qui se dessine, avec l’ambition de faire de l’éducation le socle d’un développement durable et inclusif.

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