ANIAC-Togo : 88,24 % des activités exécutées en 2025, une performance qui confirme la dynamique de l’institution

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Par René DOKOU, le 27 Décembre 2025

(IMPARTIAL ACTU)- L’Autorité nationale pour l’interdiction des armes chimiques (ANIAC-Togo) a présenté, vendredi à Lomé, son bilan d’activités au titre de l’année 2025. Avec un taux global de réalisation de 88,24 %, l’institution affiche des résultats jugés largement satisfaisants et réaffirme son engagement à renforcer la sécurité chimique et le respect des obligations internationales du Togo.

Une planification stratégique globalement respectée

Face aux acteurs institutionnels et aux partenaires, le président de l’ANIAC-Togo, le colonel Koffi Akpamoura, a dressé un tableau d’ensemble positif des actions conduites au cours de l’année. Conformément à son cahier de charges, l’Autorité avait défini quatre axes stratégiques prioritaires, déclinés en dix-neuf activités programmées. Sur ce total, quinze ont été menées à terme, deux ont été reprogrammées pour 2026 et deux n’ont pu être exécutées, principalement en raison de contraintes de calendrier.

« Ce niveau d’exécution, qui se traduit par un taux de 88,24 %, témoigne de la rigueur dans la planification et de la mobilisation des équipes », a souligné le colonel Akpamoura, saluant l’implication des différents acteurs nationaux et internationaux.

Renforcement des capacités et expertise nationale

L’année 2025 a été marquée par un accent particulier mis sur le renforcement des capacités. Les membres de l’ANIAC-Togo ont bénéficié de formations ciblées en matière de passation des marchés publics, afin d’améliorer la gouvernance interne et l’efficacité opérationnelle.

Parallèlement, plusieurs sessions de formation initiées par l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) ont permis d’approfondir les compétences nationales sur des thématiques clés : l’interdiction des armes chimiques, l’identification et la classification des produits chimiques, ainsi que l’élaboration et la validation d’un guide national d’identification. L’ANIAC a également progressé dans l’élaboration des curricula de formation des inspecteurs nationaux chargés de la gestion des produits chimiques.

Sensibilisation des autorités locales et des acteurs économiques

Au-delà du cadre institutionnel, l’ANIAC-Togo a multiplié les actions de sensibilisation et de formation à l’endroit des autorités locales et des opérateurs économiques. Trente-deux maires et huit préfets de la région Maritime ont été formés aux enjeux liés à la sécurité chimique, de même que trente-cinq opérateurs économiques, notamment des responsables qualité, hygiène, santé et environnement.

Ces initiatives visent à renforcer la vigilance au niveau local et à promouvoir une gestion responsable des produits chimiques dans les activités industrielles et commerciales.

Médias et sécurité chimique dans les zones sensibles

Dans un contexte sécuritaire marqué par la menace terroriste dans le nord du pays, l’ANIAC-Togo a également ciblé les médias. Une séance de formation et de sensibilisation a réuni vingt journalistes des médias publics et privés de la région des Savanes, afin de renforcer leur compréhension des risques liés à l’utilisation criminelle de produits chimiques et d’améliorer la qualité de l’information diffusée auprès du public.

Cette démarche s’inscrit dans une stratégie plus large de prévention, où l’information et la sensibilisation jouent un rôle central.

Contrôle des sites industriels et formation des agents

Sur le terrain, l’ANIAC a effectué des visites d’inspection sur six sites industriels, évaluant les pratiques de stockage et d’utilisation des produits chimiques. Ces missions ont été complétées par la formation de quatre-vingts agents, renforçant ainsi les capacités opérationnelles des acteurs directement impliqués dans la gestion des substances chimiques.

Des activités reportées, mais une vision claire pour 2026

Deux activités majeures n’ont pu être réalisées en 2025 : les ateliers techniques de paramétrage de la base de données des produits chimiques avec les services douaniers, ainsi qu’une table ronde avec les partenaires techniques et financiers. Faute de temps, ces actions ont été différées.

En revanche, deux autres activités ont été officiellement reprogrammées pour 2026 : un atelier sous-régional sur la lutte contre la prolifération et la circulation illicite des produits chimiques, et un atelier d’échange de bonnes pratiques entre le Togo, la Côte d’Ivoire et le Maroc sur la mise en œuvre de la Convention sur les armes chimiques.

Consolider les acquis et renforcer la coopération

En perspective, l’ANIAC-Togo entend consolider les acquis de 2025 en poursuivant le renforcement des capacités opérationnelles, l’amélioration des mécanismes de contrôle et l’intensification de la coopération régionale et internationale. Une attention particulière sera accordée à la formation continue et à la sensibilisation des acteurs nationaux, afin de garantir une meilleure appropriation des enjeux liés à la sécurité chimique.

Le président de l’ANIAC a enfin lancé un appel au soutien constant des partenaires et à l’engagement de l’ensemble des parties prenantes, condition essentielle pour assurer la pleine réalisation des missions de l’institution et contribuer durablement à la protection du pays et au respect des engagements internationaux du Togo.

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