Accès à l’eau potable : au Togo l’État déclenche un plan d’urgence dans plusieurs régions

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Par René DOKOU, le 07 Janvier 2026 

(IMPARTIAL ACTU)- Face aux perturbations persistantes de l’approvisionnement en eau potable dans plusieurs localités, notamment dans la région de la Kara, le gouvernement togolais a activé un dispositif d’urgence pour renforcer rapidement la desserte en eau. L’annonce a été faite par le ministre de l’Aménagement du territoire, de l’Urbanisme et de l’Habitat, Kodjo Adedze, lors de sa comparution devant l’Assemblée nationale, le mercredi 31 décembre 2025, à l’occasion d’une séance de questions orales.

Le plan d’urgence repose principalement sur le raccordement accéléré de 50 forages jugés productifs au réseau de distribution. Ces ouvrages sont équipés de postes d’eau autonomes (PEA) et de pompes à motricité humaine (PMH). En parallèle, les travaux de raccordement de 14 nouveaux forages déjà réalisés sont en cours. Dans l’intervalle, des camions-citernes ont été déployés afin d’assurer une desserte temporaire dans les zones les plus touchées par les pénuries.

La mise en œuvre de ces mesures est placée sous la coordination d’un comité de crise spécialement institué, avec l’appui d’une équipe opérationnelle du ministère de l’Eau et de l’Assainissement. Les interventions concernent plusieurs centres urbains et semi-urbains, notamment Dapaong, Mango, Kara et Datcha.

Dans la région des Savanes, le programme inclut également des travaux ciblés pour l’alimentation en eau potable de 32 bases militaires. Une dizaine de forages y a déjà été réalisée, et l’achèvement de l’ensemble des ouvrages est attendu d’ici fin janvier 2026. Ces actions s’inscrivent dans le cadre du projet d’urgence de renforcement de l’alimentation en eau potable des villes de Mango et de Dapaong, financé à hauteur de 4,7 milliards de FCFA par l’Agence française de développement (AFD) et la Banque européenne d’investissement (BEI).

Le Grand Lomé bénéficie aussi de ce plan, avec des opérations de réhabilitation des infrastructures existantes, estimées à près de 12 milliards de FCFA.

À travers ces interventions, les autorités entendent contenir les effets immédiats de la crise et accélérer la réalisation de l’objectif national de couverture universelle en eau potable à l’horizon 2030.

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