Nucléaire civil : l’Assemblée salue l’engagement de Faure Gnassingbé

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Par René DOKOU, le 28 Octobre 2026

(IMPARTIAL ACTU)- À l’issue de l’adoption en première lecture de trois projets de loi sur la sûreté nucléaire, le président de l’Assemblée nationale, Komi Selom Klassou, a rendu un hommage appuyé au Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, pour son engagement en faveur du développement du nucléaire civil. Un geste politique qui replace ces textes techniques dans une ambition plus large.

Un hommage « appuyé et mérité »

Au moment de conclure son discours, Komi Selom Klassou a tenu à marquer une pause. Il a dit vouloir rendre, à cet instant précis, un hommage appuyé et mérité au Président du Conseil. La formule traduit la volonté du Parlement d’associer l’action de l’exécutif à l’avancée législative du jour.

Selon lui, cet engagement en faveur du nucléaire civil est à l’origine d’une dynamique que les députés ont voulu accompagner par des textes de loi. Le chef du Parlement a ainsi présenté le vote comme la traduction juridique d’une orientation politique portée au plus haut niveau de l’État.

Londres, le jalon international

Pour illustrer cet engagement, le président de l’Assemblée a rappelé un épisode récent. Lors de la 51e édition du World Nuclear Symposium à Londres, Faure Essozimna Gnassingbé a annoncé l’adhésion du Togo à la déclaration visant à tripler la capacité nucléaire mondiale d’ici 2050.

Cette annonce place le pays dans un mouvement international. En rejoignant cette déclaration, le Togo affiche son intention de participer à l’effort mondial en faveur du nucléaire civil. Pour Komi Selom Klassou, c’est un choix qui engage le pays et qui appelle un cadre juridique à la hauteur.

Lomé, prochaine étape

L’hommage s’est prolongé par une annonce qui concerne directement la capitale. La représentation nationale s’est réjouie du choix de Lomé pour accueillir, du 1er au 3 juin 2027, la 3e édition de ce rendez-vous international.

Selon Komi Selom Klassou, cette rencontre donnera au Togo l’occasion de contribuer aux échanges sur les technologies, la réglementation, le financement et les compétences nécessaires au développement du nucléaire en Afrique. Elle lui permettra aussi de bénéficier des avantages induits. Dans le discours, ce rendez-vous apparaît comme la suite logique de l’engagement affiché à Londres.

Des lois pour accompagner l’ambition

Les trois projets de loi adoptés en première lecture portent sur la protection physique des matières nucléaires, la responsabilité civile en matière de dommages nucléaires et leur réparation complémentaire. Ils reprennent l’amendement à la Convention sur la protection physique des matières nucléaires, la Convention de Vienne de 1963 et la Convention de 1997.

Pour le président de l’Assemblée, ces textes répondent à une exigence essentielle : protéger les populations et l’environnement, tout en organisant une prise en charge efficace des dommages susceptibles de résulter d’un accident nucléaire. Ils renforcent notamment les garanties contre le vol, le détournement et les actes malveillants visant les matières et les installations nucléaires, établissent un régime de responsabilité civile pour faciliter l’indemnisation des victimes et prévoient un mécanisme de réparation lorsque les ressources nationales ne suffisent pas.

L’enchaînement du discours est révélateur. Après avoir détaillé le contenu des textes, Komi Selom Klassou a salué l’impulsion donnée par le Président du Conseil, puis évoqué le rendez-vous de Lomé. Le message est que le travail législatif prolonge une volonté politique et prépare des échéances concrètes.

Une architecture cohérente

Le président de l’Assemblée a insisté sur la cohérence de l’ensemble. Il a parlé d’une architecture déjà amorcée, qui consiste à prévenir les actes portant atteinte à la sécurité nucléaire, à établir les responsabilités et à assurer une réparation adaptée.

Cette architecture permet, a-t-il expliqué, au Togo de consolider son cadre juridique et de prendre toute sa part à la coopération internationale dans le domaine des usages pacifiques du nucléaire. Autrement dit, l’engagement politique salué en début de discours se double d’un effort de structuration juridique.

Prévenir, puis réparer

Le discours s’est achevé sur une formule qui résume la philosophie de la démarche : la sûreté nucléaire se prépare avant l’accident, et la solidarité internationale prend tout son sens lorsque ses conséquences doivent être réparées. Pour Komi Selom Klassou, c’est à cette double exigence que répondent les textes adoptés.

Cette conclusion donne à l’hommage rendu au Président du Conseil une portée particulière. L’engagement en faveur du nucléaire civil est présenté non comme un simple choix énergétique, mais comme une démarche qui suppose rigueur, responsabilité et coopération internationale.

La suite du parcours

Adoptés en première lecture, les trois projets de loi poursuivent leur parcours législatif. Dans le même temps, l’échéance de juin 2027 se rapproche. Entre l’adhésion à la déclaration de Londres, l’adoption de ces textes et l’accueil du rendez-vous de Lomé, le Togo déroule une séquence que le président de l’Assemblée nationale a choisi de présenter comme un ensemble cohérent, placé sous l’impulsion du Président du Conseil.

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