Soja vers la Chine : l’ACP-PIA, maillon décisif pour concrétiser l’accord de Pékin

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Par René DOKOU, le 21 Octobre 2026

(IMPARTIAL ACTU)-Parmi les treize accords signés à Pékin le 15 octobre 2026, le protocole sur les exigences phytosanitaires du soja togolais ouvre à la filière l’accès au marché chinois. À Adétikopé, l’Autorité de Coordination de la Plateforme Industrielle (ACP-PIA) s’impose comme l’un des leviers pour transformer cette promesse en exportations.

Le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, et le Premier ministre chinois, Li Qiang, ont présidé le jeudi 15 octobre 2026 à Pékin la signature de treize accords et mémorandums d’entente. La cérémonie est intervenue deux jours après l’élévation des relations sino-togolaises au rang de « Communauté d’avenir partagé Chine-Togo à l’ère nouvelle ». Dans ce paquet, un protocole d’accord encadre désormais les exigences phytosanitaires applicables au soja togolais destiné à l’exportation vers la Chine.

Une avancée portée par le leadership du Président du Conseil

Cette avancée est d’abord le fruit de la diplomatie économique menée par le Président du Conseil. Par sa vision et son engagement personnel, Faure Gnassingbé a porté la coopération avec Pékin à un niveau inédit, au bénéfice de secteurs concrets de l’économie nationale. Pour la filière soja, le protocole fixe un cadre clair. Il précise les conditions sanitaires à respecter pour accéder à l’un des plus vastes marchés du monde et donne aux opérateurs une meilleure lisibilité des règles du jeu.

Du protocole aux conteneurs : l’enjeu de la transformation

Un accord d’accès au marché ne remplit pas, à lui seul, des conteneurs. Pour que le soja togolais prenne la route de la Chine, il faut des outils capables de collecter, transformer, stocker et conditionner la production selon des normes exigeantes. La Plateforme Industrielle d’Adétikopé (PIA) prend ici toute sa dimension. Elle accueille déjà la société Togo Soja, aux côtés d’autres unités d’agro-transformation. En juin 2026, elle comptait 22 industries installées et cinq unités en construction.

L’ACP-PIA, chef d’orchestre de la concrétisation

Placée sous la supervision de l’ACP, la PIA dispose d’un organe chargé de coordonner l’accueil et l’accompagnement des investisseurs. Pour la filière soja, ce rôle peut se décliner en trois volets.

Le premier est l’accompagnement administratif. Le E-GUICHET et la Charte de collaboration et d’accompagnement, évoqués lors de la deuxième rencontre de l’année entre l’ACP et les investisseurs, visent à simplifier les démarches des opérateurs qui souhaitent s’installer ou développer leurs activités.

Le deuxième volet touche aux infrastructures. La plateforme met à disposition des routes, une centrale solaire, un entrepôt frigorifique et des espaces de stockage, ainsi qu’un Inland Container Depot et des services d’expédition de fret. Ce sont des atouts utiles pour une filière qui exige conservation, traçabilité et logistique maîtrisée.

Le troisième volet est la coordination. L’ACP peut faire le lien entre les entreprises installées et les institutions concernées, notamment l’Office togolais des recettes (OTR) et le Port autonome de Lomé.

Des facilités douanières à exploiter

Les accords de Pékin comprennent aussi un protocole sur le programme des Opérateurs économiques agréés (OEA), conclu entre l’OTR et l’Administration générale des douanes de Chine. Ce mécanisme vise à fluidifier les opérations d’importation et d’exportation et à renforcer la confiance entre administrations douanières. Les entreprises de la PIA gagneraient à en tirer profit, à condition d’être accompagnées dans l’accomplissement des procédures requises.

Des conditions à réunir

L’accord ouvre des perspectives, il ne garantit pas à lui seul des exportations. Leur concrétisation dépendra du respect des exigences phytosanitaires, de la capacité de production et de transformation, de la traçabilité des lots et de l’engagement des opérateurs. À ce stade, aucun volume ni calendrier d’exportation n’a été annoncé. C’est précisément dans cette phase d’exécution que l’ACP-PIA est attendue : structurer l’offre, accompagner les entreprises et lever les obstacles qui séparent la signature de la première cargaison.

De Pékin à Adétikopé, la chaîne se dessine donc : l’impulsion donnée par le Président du Conseil Faure Gnassingbé, le cadre posé par les accords, puis l’exécution sur le terrain par la PIA sous la coordination de l’ACP. C’est à cette dernière étape que se jouera la transformation de l’ambition diplomatique en emplois, en valeur ajoutée et en recettes d’exportation pour le Togo.

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