Par René DOKOU, le 21 Octobre 2026
(IMPARTIAL ACTU)- La SALT lance la refonte des boutiques hors taxe de l’AIGE pour hisser la plateforme au niveau des standards internationaux. La Société Aéroportuaire de Lomé-Tokoin (SALT) engage la modernisation des boutiques Duty free de l’Aéroport international Gnassingbé Eyadéma (AIGE).
L’objectif est double : offrir aux voyageurs un parcours d’achat plus attrayant et conforter la compétitivité de la plateforme togolaise dans la sous-région.
Un chantier à la fois commercial, économique et stratégique
Pour la SALT, la rénovation des espaces hors taxe dépasse le simple réaménagement de vitrines. Elle s’inscrit dans une vision plus large : adapter les services de l’AIGE aux exigences actuelles du transport aérien et renforcer le positionnement de Lomé comme point de connexion majeur en Afrique de l’Ouest.
Le passager au centre de la performance aéroportuaire
Le constat est désormais partagé dans le secteur : la valeur d’un aéroport ne se résume plus à sa capacité d’accueil ni à la qualité de ses infrastructures. C’est l’expérience vécue par le voyageur, de son arrivée à son embarquement, qui pèse dans l’appréciation d’une plateforme. L’accueil, la fluidité des déplacements et le niveau des espaces marchands façonnent durablement l’image d’un aéroport.
C’est dans cette logique que la SALT entend rapprocher les boutiques Duty free de l’AIGE des pratiques en vigueur à l’international.
Aménagements, offre, services : trois leviers d’action
La démarche repose sur trois axes. D’abord, l’amélioration des aménagements, pour rendre les espaces plus accueillants. Ensuite, la diversification de l’offre, afin d’élargir le choix proposé aux clients. Enfin, l’adaptation des services aux attentes d’une clientèle composée notamment de voyageurs d’affaires et de passagers en transit, deux publics exigeants en matière de rapidité et de qualité.
Se démarquer dans une région concurrentielle
Cette orientation répond à un impératif de compétitivité. Dans la sous-région, plusieurs aéroports cherchent à accroître leur attractivité. Dans ce contexte, la qualité des services annexes peut faire la différence : elle contribue à distinguer une plateforme de ses rivales et à fidéliser les usagers. Pour Lomé, des espaces commerciaux modernisés constituent un atout supplémentaire pour consolider son rang régional.
Des retombées attendues pour l’économie nationale
Les bénéfices escomptés vont bien au-delà du confort des passagers. Une activité commerciale plus dynamique peut accroître les recettes, soutenir l’emploi et valoriser les savoir-faire locaux. L’activité aéroportuaire gagnerait ainsi en capacité à créer de la valeur pour l’économie du pays.
Les opérateurs en place associés à la démarche
La mise en œuvre de ce projet suppose aussi de ménager les acteurs déjà établis. La SALT reconnaît le rôle joué depuis de nombreuses années par ces opérateurs dans l’animation commerciale de l’aéroport. Elle affirme vouloir avancer dans un esprit de dialogue et de concertation, afin que la transition se déroule dans de bonnes conditions pour toutes les parties.
Une plateforme en quête de rayonnement
À travers ce chantier, l’aéroport de Lomé affiche une ambition claire : faire de l’expérience du voyageur un véritable levier de développement. Reste à voir comment le calendrier, l’ampleur des aménagements et la place des opérateurs actuels seront précisés. Mais la direction est tracée : celle d’un aéroport qui entend conjuguer attractivité commerciale, retombées économiques et rayonnement régional.
















