Par René DOKOU, le 13 Mai 2026
(IMPARTIAL ACTU)- Le Togo poursuit ses efforts la modernisation de son système de santé. Le gouvernement prépare la mise en place d’un système d’information intégré et interopérable pour l’Assurance Maladie Universelle (AMU). L’objectif est clair : améliorer la communication entre les acteurs, fluidifier la prise en charge des assurés et renforcer la transparence dans le suivi des prestations et des remboursements.
Un atelier de co-construction
Cette orientation a été au cœur d’un atelier organisé récemment par le ministère de la Santé. Les travaux ont réuni des institutions clés telles que la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), l’Institut national d’assurance maladie (INAM) et l’Agence Togo Digital (ATD). Ensemble, ces structures ont réfléchi à l’architecture cible du futur Système d’Information Intégré de Gestion de l’Assurance Maladie Universelle (SIIG-AMU).
Identifier les défis techniques
Les échanges ont permis de cerner les principaux défis liés à la mise en place d’un système capable de connecter les plateformes existantes. La solution envisagée repose sur une architecture fédérée, qui permet aux structures de conserver leurs outils tout en facilitant les échanges d’informations tout au long du parcours du patient. Cette approche vise à éviter les doublons et à garantir une meilleure coordination entre les différents intervenants.
Interopérabilité et sécurité des données
Au cœur des discussions figurait la question de l’interopérabilité. Le schéma proposé doit permettre aux formations sanitaires, pharmacies, laboratoires et organismes gestionnaires de partager des données fiables et sécurisées. La protection des informations médicales et la mise en place de protocoles de sécurité robustes sont apparues comme des priorités absolues, dans un contexte où la gestion numérique des données de santé exige une vigilance accrue.
Une feuille de route commune
Les participants ont également travaillé sur l’élaboration d’une feuille de route pour le déploiement progressif du SIIG-AMU. L’ambition n’est pas de remplacer les systèmes existants, mais de créer des passerelles efficaces entre eux. Cette stratégie doit permettre de renforcer la qualité des services offerts aux assurés et de soutenir la performance des structures de santé.
Une vision partagée
« Le SIIG-AMU n’a pas vocation à se substituer aux systèmes existants, mais à leur offrir les moyens de mieux interagir, au service d’un objectif commun », a souligné le ministre de la Santé, Jean-Marie Koffi Ewonoulé Tessi. Cette déclaration traduit la volonté des autorités de bâtir un système inclusif, capable de répondre aux besoins des citoyens tout en respectant les spécificités des institutions partenaires.
Vers une meilleure prise en charge
À terme, la mise en place de ce système intégré devrait transformer la gestion de l’AMU. Pour les assurés, cela se traduira par des démarches simplifiées et une prise en charge plus rapide. Pour les professionnels de santé, par une meilleure coordination et une réduction des lourdeurs administratives. Pour l’État, par une gouvernance renforcée et une maîtrise accrue des flux financiers liés aux remboursements.
Un pas décisif pour la santé numérique
Cette initiative s’inscrit dans la dynamique plus large de la digitalisation des services publics au Togo. Après les avancées dans l’e-gouvernement et la cybersécurité, le secteur de la santé bénéficie désormais d’une attention particulière. Le SIIG-AMU apparaît comme un instrument stratégique pour garantir l’efficacité de l’Assurance Maladie Universelle et consolider la confiance des citoyens dans le système de santé.
















