Par René DOKOU, le 26 Décembre 2024
(IMPARTIAL ACTU)- Un élan de décentralisation est amorcé depuis des années au Togo, marquant un tournant décisif dans la gouvernance du pays. En transférant des compétences et des ressources aux collectivités locales, le gouvernement rapproche les citoyens des centres de décision et promeut un développement équitable et durable. C’est là qu’intervient la Politique de décentralisation récemment validée par le pays.
Le processus de décentralisation choisi par le chef de l’État Faure Essozimna Gnassingbé est porteur d’avancées socioéconomiques en ce sens qu’il renforce la participation citoyenne, accélère le développement local en permettant à chaque localité de définir et de mettre en œuvre des politiques adaptées à ses spécificités.
Mais aussi, il améliore l’efficacité des services publics. En effet, en étant plus proche des citoyens, l’administration locale répond plus rapidement et efficacement à leurs attentes.
Au Togo, cette vision a pris véritablement corps avec les élections locales en juin 2019, une première depuis plus de 30 ans, et la création de 117 communes couvrant l’ensemble du territoire. L’installation des gouverneurs est un autre progrès de la politique.
Une Politique de décentralisation sur la période 2024-2034
Des actions majeures vont être faites au cours de la décennie pour optimiser la décentralisation. Elles sont inscrites dans la Politique nationale de la décentralisation validée le 12 décembre 2024 à Kara par les gouverneurs, les préfets, les maires, les secrétaires généraux des préfectures et des communes, les représentants de la chefferie traditionnelle.
Le document offre une analyse des progrès réalisés, des défis rencontrés et de toutes les opportunités qui peuvent être saisies pour améliorer la décentralisation d’ici 2034.
Le plan est basé sur des axes : le renforcement de la gouvernance locale, l’amélioration du financement et de l’autonomie des collectivités, le transfert effectif des compétences de l’État, la promotion de la participation citoyenne dans la gestion des affaires locales.
Le document prend en compte la réorganisation de l’architecture administrative et spatiale des territoires pour optimiser leur fonctionnement et bien répondre aux besoins des populations.
















