Par René DOKOU, le 19 Décembre 2024
(IMPARTIAL ACTU)- La santé fait partie intégrante du bien-être et du développement d’un enfant. En leur assurant des soins accessibles et préventifs, le pays réduit les inégalités, renforce son capital humain et prépare une génération capable de contribuer pleinement à son développement socioéconomique.
Depuis l’adoption de la Politique nationale de santé en 2012, le Togo a posé les bases d’un système sanitaire plus inclusif. Les plans nationaux de développement sanitaires ont aussi joué un rôle clé, en mettant particulièrement l’accent sur la réduction de la mortalité néonatale, infantile et juvénile.
Des campagnes de vaccination à grande échelle
Cette stratégie est complétée par des mesures comme le Programme élargi de vaccination (PEV), qui vise à protéger les tout-petits, âgés de 0 à 11 mois, contre des maladies dévastatrices telles que la tuberculose, la diphtérie, le tétanos, la coqueluche, la poliomyélite…
En décembre 2022, 1,6 million d’enfants ont été vaccinés contre la rougeole et la rubéole. Quelques mois plus tôt, en août, 1,7 million d’enfants avaient déjà été protégés contre la poliomyélite grâce à une stratégie porte-à-porte exhaustive.
En outre, conscient des conséquences dévastatrices du cancer du col de l’utérus, le Togo a pris une décision importante en intégrant ce vaccin dans son Programme élargi de vaccination (PEV). En novembre 2023, une campagne de vaccination contre le cancer du col de l’utérus a ciblé 654 402 jeunes filles âgées de 9 à 14 ans.
Riposte contre le paludisme
Le paludisme, souvent considéré comme l’un des ennemis les plus redoutables de l’Afrique, voit son emprise s’affaiblir au Togo. Premièrement, les enfants de moins de 5 ans bénéficient d’une prise en charge gratuite du paludisme grave.
Ensuite, des moustiquaires imprégnées sont distribuées gratuitement. En 2023, plus de 6,6 millions de moustiquaires imprégnées ont été distribuées à travers le pays, réduisant les infections de manière significative. Résultat : la létalité due à cette maladie chez les enfants de moins de 5 ans a chuté de 4,08 % en 2017 à 2,5 % en 2021.
À présent, l’innovation réside dans l’introduction de la chimio-prévention chez les nourrissons le 28 novembre 2024. Désormais, les bébés recevront une protection renforcée contre le paludisme lors de leurs rendez-vous de vaccination grâce à un traitement préventif administré en quatre doses. L’objectif est de renforcer la protection des nourrissons au cours de l’année.
















