Togo : trois mesures sociales pour renforcer l’inclusion

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Par René DOKOU, le 15 Novembre 2025

(IMPARTIAL ACTU)- Le premier Conseil des ministres tenu sous la Vᵉ République a marqué un tournant symbolique et politique. Réuni vendredi 14 novembre 2015 sous la présidence du président du Conseil, Faure Gnassingbé, l’exécutif a adopté trois innovations majeures destinées à amplifier l’orientation sociale du budget national.

Ces décisions viennent confirmer la volonté affichée du nouveau cycle institutionnel : conjuguer modernisation économique et justice sociale.

La première mesure, particulièrement attendue par les associations de défense des droits des personnes handicapées, consiste en l’instauration d’un crédit d’impôt favorisant le recrutement des citoyens à mobilité réduite. Concrètement, les entreprises qui décideront d’intégrer ces compatriotes au sein de leurs effectifs bénéficieront d’un allègement fiscal proportionnel.

L’objectif est double : encourager l’inclusion professionnelle et réduire les obstacles persistants à l’intégration socio-économique de cette frange de la population encore trop souvent marginalisée.

Pour le gouvernement, il s’agit d’un levier essentiel pour transformer une politique d’équité en résultats tangibles.

La seconde innovation touche à l’entrepreneuriat jeune et féminin, identifiée comme moteur de croissance nationale. Des mesures de facilitation pour le paiement des droits d’enregistrement des marchés seront désormais aménagées au bénéfice des jeunes entrepreneurs et des femmes.

Cet assouplissement administratif et financier vise à stimuler la création d’activités, souvent freinée par des coûts initiaux jugés trop lourds. Le gouvernement entend ainsi lever les barrières qui limitent l’accès aux marchés publics et encourager une compétitivité inclusive.

La troisième mesure cible quant à elle la dynamique agroalimentaire. Pour soutenir la filière de la viande locale, la provenderie secteur stratégique pour l’alimentation animale bénéficiera d’une exonération de taxes à l’importation dès 2026. En réduisant les charges sur les intrants, l’exécutif espère améliorer la compétitivité des éleveurs et renforcer progressivement l’autonomie de la production carnée nationale. Un geste perçu comme structurant dans un contexte où la sécurité alimentaire demeure un enjeu central.

Ces trois avancées viennent s’ajouter aux onze mesures sociales déjà en vigueur, parmi lesquelles figure l’exonération de la taxe sur les véhicules neufs, une disposition alignée sur les politiques de protection de l’environnement. L’ensemble compose une architecture cohérente, pensée pour allier équité, développement durable et soutien économique.

Avec ces décisions, le premier Conseil des ministres de la Vᵉ République envoie un signal clair : celui d’un État soucieux de renforcer son action sociale tout en préparant les conditions d’une croissance inclusive et durable.

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