Togo-Safe to Learn : le numérique mobilisé contre les violences faites aux enfants

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Par René DOKOU, le 04 Août 2026

(IMPARTIAL ACTU)- À Lomé, les 30 et 31 juillet, une trentaine de jeunes créateurs de contenus – influenceurs, slameurs, étudiants engagés – ont pris part à une formation inédite. Leur point commun : une forte audience sur les réseaux sociaux. L’Unicef, en partenariat avec le gouvernement du Canada et les ministères togolais de l’Éducation et des Solidarités, les a réunis dans le cadre du programme Safe to Learn, phase II, dédié à la lutte contre les violences faites aux enfants, notamment en milieu scolaire.

Contenus numériques au service de la sensibilisation

Durant deux jours, les participants ont exploré des thématiques essentielles : droits de l’enfant, violences basées sur le genre, cyberharcèlement et mécanismes de protection. Pour Kwami Ayité Adedje, consultant en éducation, l’initiative répond à une urgence liée à l’essor du numérique : « Les phénomènes de cyberviolence affectent directement le développement des enfants. Les créateurs doivent disposer d’informations fiables pour sensibiliser efficacement leurs communautés. »

Des relais crédibles pour la société

L’objectif est clair : transformer ces jeunes en relais de sensibilisation capables de produire des messages adaptés aux réalités togolaises. Un dispositif de suivi accompagnera leurs publications afin d’assurer la cohérence et l’impact des contenus diffusés.

Témoignages des participants

Didila Kouloba, étudiant en langue et culture chinoise, confie avoir découvert une méthodologie nouvelle : « Avant de créer un contenu, il faut préparer, réfléchir, structurer. » Il insiste sur l’équilibre entre droits et devoirs des enfants.

De son côté, Abra Prudence Hanyaboe, membre de l’association IYAWO, souligne que la formation a permis de nuancer les débats : « Les enfants ont des droits, mais aussi des responsabilités. C’est aux adultes de rappeler cet équilibre. »

Un programme déjà ancré dans le pays

Au Togo, Safe to Learn a déjà sensibilisé près de 6 932 élèves-professeurs, créé des groupes de discussion de filles dans 40 établissements secondaires et mobilisé plus de 12 000 personnes autour de la protection de l’enfance. L’intégration des créateurs numériques ajoute une nouvelle dimension, misant sur l’influence des réseaux sociaux pour atteindre des publics que les canaux traditionnels peinent à toucher.

Une stratégie nationale renforcée

Cette initiative illustre la volonté des autorités et de l’Unicef de diversifier les approches de sensibilisation. En s’appuyant sur la créativité et la portée des jeunes influenceurs, le programme ambitionne de bâtir une société plus consciente des enjeux liés aux droits de l’enfant et à la lutte contre les violences.

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