Togo : le secteur privé mobilisé pour l’action climatique

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Par René DOKOU, le 10 Juin 2026

(IMPARTIAL ACTU)- Le Togo vient de franchir une nouvelle étape dans son engagement contre les effets du changement climatique. Du 3 au 5 juin 2026, Lomé a accueilli un atelier de validation du Plan de Communication Intégré destiné à renforcer l’implication du secteur privé dans la gestion des risques climatiques et l’accès aux opportunités de la finance verte.

Un plan de communication intégré validé

L’événement a réuni décideurs publics, entrepreneurs et partenaires techniques autour d’une ambition commune : faire du secteur privé un acteur central de la résilience nationale.

Une initiative portée par un partenariat stratégique

Cette démarche s’inscrit dans le cadre du projet NAP Readiness, fruit de la collaboration entre le gouvernement togolais et l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), entité accréditée auprès du Fonds vert pour le climat (GCF). L’objectif est clair : doter les entreprises d’outils de communication et de sensibilisation pour mieux exploiter les mécanismes de financement climatique et orienter leurs investissements vers des chaînes de valeur durables.

Le climat, un défi économique

Ouvrant les travaux, M. Vinyo Koffi Mensah, Directeur de cabinet du ministre délégué chargé du commerce et du contrôle de la qualité, a rappelé que le changement climatique dépasse désormais la seule dimension environnementale. « Il s’agit d’un impératif économique », a-t-il souligné, évoquant l’impact direct sur les coûts de production, les chaînes d’approvisionnement et la compétitivité des marchés. Il a salué la vision du Président Faure Essozimna Gnassingbé, qui place la croissance durable et inclusive au cœur de la stratégie nationale.

Des stratégies encore peu exploitées

Le Togo dispose déjà de plusieurs instruments stratégiques, notamment la stratégie d’engagement du secteur privé dans les investissements climato‑résilients et le partenariat public‑privé pour une agriculture intelligente. Pourtant, ces dispositifs restent insuffisamment connus des acteurs économiques. Le nouveau plan de communication vise précisément à combler ce déficit d’information et à vulgariser les opportunités offertes par la finance climatique.

Trois jours d’échanges et de renforcement

Durant trois jours, les participants ont analysé et validé le plan, tout en bénéficiant de sessions de formation sur l’identification des opportunités dans les chaînes de valeur sensibles au climat. Ces échanges ont permis de renforcer les capacités des entreprises locales afin qu’elles puissent mieux intégrer les enjeux climatiques dans leurs stratégies de développement.

Le rôle moteur du secteur privé

Le vice-président du Conseil National du Patronat (CNP-Togo), chargé de l’agriculture, de l’environnement et des industries, a insisté sur la nécessité d’une mobilisation accrue des opérateurs économiques. Selon lui, l’action climatique ne peut réussir sans l’engagement du secteur privé, qui détient la capacité d’investir, d’innover et de transformer les chaînes de production pour les rendre plus résilientes.

Vers une croissance sobre en carbone

Le plan de communication intégré ambitionne de devenir un levier opérationnel pour orienter les entreprises vers des pratiques sobres en carbone et adaptées aux exigences du marché international. Il s’agit de créer un environnement favorable où les initiatives privées complètent les politiques publiques, dans une logique de partenariat gagnant-gagnant.

Une dynamique régionale et internationale

Au-delà des frontières nationales, cette initiative s’inscrit dans une dynamique régionale et mondiale. Le Togo entend se positionner comme un acteur crédible dans la mobilisation des financements climatiques, en cohérence avec les standards internationaux. La collaboration avec la FAO et le Fonds vert pour le climat illustre cette volonté d’intégration dans les mécanismes globaux de lutte contre le réchauffement.

Un tournant stratégique

Avec la validation de ce plan, le Togo confirme sa détermination à faire du secteur privé un pilier de l’action climatique. L’enjeu est double : protéger l’économie nationale contre les risques liés au climat et saisir les opportunités offertes par la finance verte. En dotant les entreprises d’un cadre de communication et de sensibilisation, le pays ouvre la voie à une croissance durable, inclusive et résiliente.

 

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