Par René DOKOU, le 23 Septembre 2026
(IMPARTIAL ACTU)- Corridor vital pour les échanges avec le Burkina Faso, le Niger et le Mali, la route nationale n°1 poursuit sa mue sur plus de 600 kilomètres, entre travaux d’entretien et chantiers structurants de dédoublement.
Colonne vertébrale du réseau routier togolais, la RN1 demeure un chantier prioritaire pour les autorités. Reliant Lomé à Cinkassé, cet axe de plus de 600 kilomètres constitue le principal débouché du port autonome de Lomé vers les pays de l’hinterland. Marchandises destinées au Burkina Faso, au Niger ou au Mali y transitent quotidiennement, faisant de cette voie un corridor économique de première importance pour toute la sous-région.
Un chantier chinois transforme les abords de Sokodé
Dans la région Centrale, les avancées les plus visibles se concentrent actuellement aux abords de Sokodé. Une entreprise chinoise y mène d’importants travaux sur près de vingt kilomètres, entre les localités d’Aouda et de Sokodé. La chaussée y a été intégralement reprise et élargie, ce qui a déjà permis d’améliorer sensiblement la fluidité de la circulation sur ce tronçon auparavant dégradé.
D’autres segments de la RN1, situés au-delà de Sokodé, font eux aussi l’objet d’interventions similaires, dans une logique de remise à niveau progressive de l’ensemble de l’itinéraire.
Vers une route à 2×2 voies
Au-delà de ces opérations d’entretien, c’est bien la mutation en profondeur de la RN1 qui est visée à terme. L’objectif : convertir cette route nationale en une infrastructure moderne à deux fois deux voies, capable d’absorber durablement le trafic commercial et de renforcer la sécurité des usagers.
Ce vaste projet de dédoublement a déjà démarré au niveau de Lomé, avec l’engagement des travaux sur le tronçon Agoènyivé-Togblékopé. Cette portion constitue la première étape concrète d’un programme appelé à s’étendre sur l’ensemble du linéaire.
Togblékopé-Atakpamé, prochaine étape clé
La suite du programme concerne le tronçon Togblékopé-Atakpamé, qui s’étend sur 145,5 kilomètres. Ce futur chantier, présenté comme l’un des plus structurants du programme, ne pourra toutefois démarrer qu’une fois les emprises nécessaires libérées, condition préalable indispensable au lancement effectif des travaux.
Un enjeu stratégique pour le commerce régional
En attendant l’achèvement de cette transformation d’ampleur, les autorités togolaises misent sur des interventions ciblées pour garantir la praticabilité de la route existante. Cette approche progressive permet de concilier les impératifs de circulation immédiate avec la perspective, à moyen terme, d’un axe entièrement modernisé.
La réussite de ce chantier représente un enjeu majeur, tant pour la fluidité des échanges commerciaux que pour le positionnement du Togo comme porte d’entrée logistique de la sous-région ouest-africaine. À mesure que les tronçons se succèdent, la RN1 se rapproche un peu plus de son objectif : devenir un véritable corridor moderne reliant durablement Lomé à Cinkassé.
















