Par René DOKOU, le 08 Janvier 2026
(IMPARTIAL ACTU)- La facture salariale de l’administration publique continue de s’alourdir. À fin septembre 2025, les dépenses de personnel atteignent 247,49 milliards de FCFA, en hausse de 7,12 % par rapport à la même période en 2024, selon le dernier rapport d’exécution budgétaire.
En neuf mois, ces charges représentent déjà 69,59 % des prévisions annuelles arrêtées à 355,66 milliards de FCFA. Une dynamique qui s’inscrit dans une tendance haussière durable : la masse salariale s’était établie à 314 milliards en 2024, contre 301 milliards en 2023.
Cette progression s’explique principalement par l’augmentation continue des effectifs de la fonction publique. Évalué à 73.984 agents en mars 2025, le personnel administratif s’est renforcé de près de 3.000 nouveaux agents en quelques mois, entraînant mécaniquement une hausse des dépenses.
La masse salariale couvre l’ensemble des charges liées aux agents civils et militaires, incluant salaires de base, primes, indemnités, allocations familiales et cotisations patronales. Autant de postes budgétaires qui exercent une pression croissante sur les finances publiques.
Avec les recrutements annoncés pour 2026, les effectifs devraient encore augmenter, posant avec acuité la question de la soutenabilité budgétaire. Pour les autorités financières, l’enjeu reste délicat : répondre aux besoins en ressources humaines de l’État tout en maîtrisant une dépense structurellement orientée à la hausse.
















