Par René DOKOU, le 04 Avril 2025
(IMPARTIAL ACTU)- C’est un secret de polichinelle le Togo vient de basculer dans un régime parlementaire. Dans la nuit du 25 mars 2024, l’Assemblée nationale a adopté une nouvelle constitution, opérant un changement majeur qui fait notamment passer le pays d’un régime semi-présidentiel à un régime parlementaire.
Une décision politique vivement saluée par les Chefs traditionnels, Élus locaux et autres franges de la population de Gboto Vodoupé (10 Km de Tabligbo), mercredi 03 avril 2025 au cours d’une rencontre.
La rencontre a réuni toutes les forces vives de la localité (Gboto Vodoupé) qui dans une ambiance conviviale et dans une frénésie totale ont manifesté leur adhésion à la nouvelle constitution.
Dans leur speech, les juristes de l’équipe de la sensibilisation ont d’entrée rappelé que le changement, voté par 89 voix pour, 1 contre et 1 abstention, redéfinit les mécanismes de désignation du chef de l’État et redistribue les pouvoirs entre les institutions.
Plus d’élection présidentielle !
Selon la nouvelle constitution expliquent les juristes sensibilisateurs, le président sera désormais élu par l’Assemblée nationale et le Sénat, réunis en congrès, “sans débat”, pour un mandat unique de six ans. Selon les informations, il n’exercera qu’une fonction honorifique, il inaugurera désormais les chrysanthèmes. Ceci rompt de manière radicale avec le précédent système, où le président était élu au suffrage direct pour un mandat de cinq ans, renouvelable une fois et où l’exécutif était bicéphale, avec un président élu au suffrage universel direct qui nomme un Premier ministre et les ministres.
Le texte constitutionnel adopté avec une écrasante majorité par l’Assemblée nationale togolaise, largement dominée par le parti au pouvoir, l’Union pour la République (UNIR), crée également de nouvelles fonctions dans l’appareil d’État. Notamment la fonction de “président du Conseil des ministres”, élu pour un mandat de six ans, qui détiendra une autorité considérable dans la gestion des affaires gouvernementales et sera responsable devant le Parlement. Ce poste sera occupé par le chef du parti ou le leader de la coalition majoritaire issue des élections législatives.
Gboto Vodoupé
Après ces moult explications, les populations de Gboto Vodoupé déclarent que cette démocratie est encore plus inclusive et participative.
“Nous comprenons mieux maintenant et c’est pour nous une satisfaction car on découvre que ce sont désormais les parlementaires qui éliront le Président de la République. Ce n’est pas une dictature puisque les Députés sont élus par le peuple et en retour ils peuvent agir au nom et pour le compte du peuple. Cette initiative va permettre de réduire les dépenses consacrées à l’organisation des élections présidentielles qui sont on ne peut plus budgétivores”, a commenté un Chef traditionnel de la localité.
Après cette étape, apprend-t-on s’en suivra une sensibilisation de masse de la population locale.
















