Par René DOKOU, le 24 Juillet 2026
(IMPARTIAL ACTU)- L’Université de Kara et l’Association Ouest Africaine du Commerce Transfrontalier des Produits Alimentaires, Agro-Sylvo-Pastoraux et Halieutiques (AOCTAH) ont scellé, le 22 juillet 2026, une convention-cadre de partenariat au campus Nord. Cet accord, signé par la Présidente de l’Université, Professeure Prénam Houzou-Mouzou, et le Secrétaire Permanent de l’AOCTAH, Motchosso Justin Matitoma, marque une étape majeure dans la construction de passerelles entre recherche scientifique et pratiques économiques.
Une vision partagée
Pour l’Université de Kara, cette coopération illustre une volonté d’ouverture et d’ancrage territorial. « Nous voulons bâtir une institution capable de produire des savoirs directement utiles aux réalités locales et régionales », a affirmé la Présidente. De son côté, l’AOCTAH y voit une opportunité de renforcer les capacités des acteurs du commerce transfrontalier et de mieux structurer les filières agro-sylvo-pastorales et halieutiques. Ensemble, les deux institutions entendent transformer les connaissances en solutions concrètes.
Des axes de collaboration multiples
La convention prévoit des actions conjointes dans la formation initiale et continue, la recherche appliquée, l’innovation et le transfert de technologies. Elle met l’accent sur la collecte et l’analyse de données relatives au commerce transfrontalier, afin d’améliorer la prise de décision et d’optimiser les pratiques. La digitalisation des échanges et le développement de l’intelligence économique figurent également parmi les priorités.
Impact sur les chaînes de valeur
Au cœur de cette coopération se trouvent la sécurité alimentaire, la qualité et la traçabilité des produits. Les deux partenaires ambitionnent de renforcer les chaînes de valeur agro-sylvo-pastorales et halieutiques, en favorisant des pratiques durables et compétitives. L’objectif est de garantir aux populations une meilleure disponibilité des denrées et une alimentation saine, tout en stimulant l’économie régionale.
Une convention durable
D’une durée de trois ans, renouvelable par tacite reconduction, l’accord établit un cadre structuré pour des actions pérennes. Il prévoit l’organisation de formations conjointes, d’ateliers techniques, de missions de recherche appliquée et de projets pilotes. La mobilité des étudiants et des enseignants, le développement de stages professionnels et l’accompagnement des initiatives entrepreneuriales, notamment pour les jeunes et les femmes, sont également au programme.
Un réseau régional solide
Avec une présence dans dix-sept pays d’Afrique de l’Ouest et du Sahel, l’AOCTAH constitue un partenaire stratégique pour l’Université de Kara. Ce réseau offre une plateforme unique pour consolider l’ancrage régional de l’institution et renforcer les liens entre production scientifique et réalités socio-économiques. L’Université de Kara confirme ainsi son rôle d’acteur académique ouvert, innovant et engagé dans le développement durable.
Une dynamique de transformation
Au-delà des engagements formels, ce partenariat incarne une dynamique de transformation. Les deux institutions veulent produire des résultats mesurables et à fort impact pour les territoires et les acteurs économiques. Il s’agit de dépasser la logique d’assistance pour instaurer des relations gagnant-gagnant, fondées sur l’investissement mutuel et la responsabilité partagée.
Vers une intégration régionale renforcée
Cette coopération illustre une ambition plus large : contribuer à l’intégration régionale et à la prospérité des populations. En rapprochant les sphères académiques et professionnelles, l’Université de Kara et l’AOCTAH posent les bases d’une synergie durable, capable de répondre aux défis contemporains et de saisir les opportunités offertes par le commerce transfrontalier.
















