Six ans après 2019 : le Togo consolide sa gouvernance locale et transforme le quotidien des citoyens

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Par René DOKOU, le 28 Octobre 2025

(IMPARTIAL ACTU)- Six ans après les élections municipales de 2019, le Togo affiche des progrès notables dans la mise en œuvre de la décentralisation. Le pari d’une gouvernance locale participative et efficace, engagé par l’État, s’est progressivement transformé en réalité vécue sur le terrain. De la création des communes à la modernisation des services publics, les résultats témoignent d’une dynamique nationale résolument tournée vers la proximité, l’efficacité et le développement durable.

Une décentralisation devenue réalité institutionnelle

En 2019, le Togo tournait une page décisive de son histoire administrative avec l’élection de 1 527 conseillers municipaux répartis dans 117 communes nouvellement créées. Six ans plus tard, ces structures locales sont devenues le socle du développement territorial. En 2024, l’organisation des premières élections régionales a marqué une nouvelle étape : 179 conseillers régionaux ont été installés dans les cinq régions, consacrant ainsi l’achèvement du dispositif de gouvernance décentralisée.

Ces instances locales, dotées de compétences élargies et de moyens renforcés, assurent désormais la planification et la coordination des politiques publiques à l’échelle territoriale, conformément à la vision du gouvernement.

Des infrastructures visibles et utiles à tous

Le développement des infrastructures communales illustre concrètement cette volonté de rapprochement de l’État des citoyens. Grâce aux programmes d’appui comme le Fonds d’appui aux collectivités territoriales (FACT), le Programme d’appui à la décentralisation et aux collectivités locales (PAFC) ou encore le PAD III, dix-neuf communes disposent depuis 2024 de bâtiments administratifs modernes, de bureaux fonctionnels et de services d’état civil opérationnels.
Sur le terrain, les résultats sont tangibles : 1 526 salles de classe construites entre 2023 et 2024, dont près de la moitié dans la région des Savanes ; plus de 12 500 forages et 194 bornes-fontaines installés à travers le pays ; 60 000 branchements domestiques effectués pour renforcer l’accès à l’eau potable. Dans les zones rurales, le programme Pep’s Rural, financé à hauteur de 26 milliards de francs CFA, a permis l’installation de 30 000 lampadaires solaires, contribuant à la sécurité et à l’activité économique nocturne.

Des services publics modernisés et inclusifs

La modernisation de l’état civil illustre également la transformation en cours. Depuis la réforme lancée en 2018, le pays compte 1 180 centres principaux et secondaires. La gratuité des actes de naissance, effective depuis 2022, a levé un frein majeur à l’accès aux droits civiques et sociaux, tandis que la digitalisation progressive des procédures renforce la transparence et la rapidité du service.

Dans le secteur de l’eau et de l’assainissement, le gouvernement poursuit un objectif ambitieux : l’accès universel. Le Projet PASH-MUT, doté de 46 milliards de francs CFA, améliore la distribution d’eau à Lomé et dans les communes périphériques. Dans les régions septentrionales, la réhabilitation des systèmes d’approvisionnement à Naki-Est et Dapaong contribue à la sécurité hydrique des populations.

L’éducation et le social au cœur des priorités locales

La décentralisation se traduit aussi par une implication accrue des collectivités dans le domaine social, notamment l’éducation. Outre la construction de nouvelles salles de classe, les communes participent à la réhabilitation des établissements, à la fourniture de manuels scolaires et au soutien des cantines. Ces initiatives, souvent menées avec l’appui des communautés locales et des associations de femmes, améliorent les conditions d’apprentissage et favorisent la réussite des enfants.

Un engagement financier constant et structurant

Depuis 2020, près de 41,8 milliards de francs CFA ont été mobilisés via le FACT pour accompagner les communes, tandis que 13 milliards ont été injectés dans le cadre du PAFC, principalement dans trois grandes régions. Pour 2025, 32 milliards de francs CFA sont programmés pour renforcer la politique de décentralisation et de déconcentration. Ces investissements soutiennent la construction d’infrastructures, le renforcement des capacités des élus locaux et l’amélioration des services de proximité.

Une gouvernance locale en marche

Six ans après le premier scrutin municipal, la décentralisation togolaise n’est plus une simple ambition administrative : elle est devenue un levier tangible de développement et de cohésion nationale. Les communes, dotées de moyens réels, impulsent désormais des projets structurants qui transforment le quotidien.
À travers cette gouvernance locale rénovée, le Togo confirme sa volonté de bâtir un État moderne, efficace et proche de ses citoyens un État où chaque territoire devient acteur de son propre développement.

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