Reboisement 2026 : le Togo mobilisé dans ses 39 préfectures

0
56

Par René DOKOU, le 31 Mai 2026

(IMPARTIAL ACTU)- Le gouvernement togolais lance en 2026 une vaste campagne de reboisement couvrant l’ensemble des 39 préfectures du pays. Objectif : intensifier la lutte contre la déforestation et renforcer la résilience écologique face aux changements climatiques. L’opération, pensée de manière décentralisée, associe autorités locales, communautés et société civile pour garantir une appropriation durable des plantations.

Une campagne nationale contre la déforestation

Des sites ont déjà été identifiés dans chaque préfecture, en concertation avec les collectivités territoriales, les chefs traditionnels et les populations. Cette démarche participative vise à assurer un suivi régulier et une protection efficace des jeunes plants, au-delà du geste symbolique de la plantation.

Une mobilisation au cœur des communautés

Dans chaque localité, les Directeurs préfectoraux coordonneront les opérations avec les services techniques de l’État, les associations de jeunes, les groupements de femmes, les coopératives agricoles et les établissements scolaires. L’ambition est de transformer la campagne en un véritable mouvement citoyen, où chaque acteur joue un rôle dans la préservation des ressources forestières.

Les autorités privilégient des pratiques simples et accessibles afin d’améliorer le taux de survie des plants. Des campagnes de sensibilisation multilingues – en éwé, kabyè, tem ou mina – expliqueront les gestes essentiels à respecter lors des plantations. L’idée est de rapprocher le message écologique des réalités culturelles et linguistiques des communautés.

Le calendrier des plantations

Les techniciens forestiers rappellent que la réussite dépend du respect des saisons. Dans les régions de la Kara et des Savanes, les plantations doivent débuter entre avril et mai, au moment des premières pluies. Dans le sud, la période idéale se situe entre juin et juillet. Cette organisation permet d’optimiser les conditions de croissance et de limiter les pertes.

La préparation des trous de plantation est également cruciale : une profondeur et une largeur d’environ 40 centimètres, enrichies de fumier bien décomposé, favorisent l’enracinement et la vigueur des jeunes plants.

Des essences adaptées aux régions

Le choix des espèces constitue un autre pilier de la campagne. Dans les zones humides du sud, les essences comme le teck, le caïlcédrat ou certains arbres fruitiers locaux seront privilégiées. Dans les régions plus sèches du nord, les autorités recommandent le néem, l’acacia, le karié ou le baobab, mieux adaptés aux conditions climatiques. Cette sélection raisonnée vise à renforcer la durabilité des plantations et à répondre aux besoins spécifiques des populations.

Protéger et entretenir les jeunes plants

Les services forestiers insistent sur la nécessité de protéger les jeunes arbres contre les animaux en divagation, notamment les cabris et les moutons. De petites clôtures de branchages seront installées autour des plants pour limiter les dégâts. Un entretien régulier, notamment le désherbage, est indispensable durant les premiers mois afin de réduire la concurrence avec les mauvaises herbes et favoriser le développement.

Une responsabilité collective et durable

Au-delà des cérémonies officielles, la campagne de reboisement 2026 se veut une responsabilité partagée. Les autorités souhaitent inscrire le geste écologique dans la durée, en impliquant chaque citoyen dans le suivi des plantations. Associations, élèves, fonctionnaires et commerçants se retrouveront côte à côte pour verdir les espaces publics et renforcer le patrimoine forestier national.

Le message officiel traduit cette volonté : en éwé, “Afime woe nye agbletoe”, que l’on peut traduire par “Soigner la terre, c’est se soigner soi-même”. Une maxime qui rappelle que la protection de l’environnement est indissociable du bien-être collectif.

Vers une nouvelle culture écologique

Avec cette campagne, le Togo entend franchir une nouvelle étape dans sa politique environnementale. L’ambition est de transformer le reboisement en une véritable culture nationale, où chaque arbre planté devient un symbole de continuité et d’espoir. Les racines portent la mémoire des anciens, les branches portent les rêves des jeunes : ensemble, elles dessinent une forêt pour demain.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici