Par René DOKOU, le 24 Juin 2026
(IMPARTIAL ACTU)- Le Festival All Star Battle International (ASBI) revient pour sa 13ᵉ édition du 19 au 27 juin 2026, entre Lomé et Kpalimé. Plus qu’un rendez‑vous artistique, l’événement s’affirme comme une plateforme de coopération internationale. Cette orientation a été officialisée le 23 juin lors d’une conférence de presse organisée à l’Institut Français de Lomé, marquant l’ouverture officielle des activités.
Une scène ouverte aux créations africaines
Le volet artistique, déjà lancé, offre neuf jours de spectacles et de compétitions. Le public découvre des pièces inédites comme Autrui de la Compagnie Rythma (Congo Brazzaville), qui interroge identité et féminité, ou FA‑DOS de Xwénusu Fondament’Art (Bénin), fusionnant Hip‑Hop, danses traditionnelles et percussions. Des extraits de compagnies invitées telles qu’AGEE et EWCE enrichissent la programmation.
Des battles au sommet
Les compétitions restent l’âme du festival. Après le Battle Kids du 20 juin à Kpalimé, les épreuves phares se poursuivent avec le 1 vs 1 Bgirls et le 2 vs 2 Bboys, programmés le 27 juin à l’Institut Français de Lomé. Des danseurs venus du Togo, du Ghana, du Bénin, de Côte d’Ivoire, du Burkina Faso, du Nigéria, de la RDC et du Cameroun s’affrontent devant plus de 3 000 spectateurs attendus sur différents sites, dont le terrain Missport.
Une dynamique née en 2007
Créé par l’association No Limit Crew en 2007, l’ASBI s’est imposé au fil des éditions comme un espace de rencontres et de perfectionnement. « Le Breakdance est à la fois un art et un sport. Nous en avons fait une plateforme d’échanges et de compétitions », souligne Stéphane Aflagah, président de l’association.
Un pont Afrique–Europe
La grande nouveauté de cette édition réside dans le volet professionnel. Grâce au projet Connect and Create – Mobilités de Professionnels, soutenu par l’Union Européenne via le programme Africa‑Europe Partnership for Culture (AEPC), onze experts venus de France, d’Italie, d’Irlande, du Portugal, du Sénégal, du Congo, du Cameroun, du Ghana, du Tchad, de Madagascar et du Bénin participent aux activités. Leur objectif : bâtir un réseau culturel solide entre l’Afrique et l’Europe.
Réseautage et financement des ICC
Ce volet professionnel inclut des rencontres de réseautage, la plateforme Pulse Africa dédiée aux créations africaines, ainsi que des ateliers sur la mobilité artistique. Une table ronde sur le financement des Industries Culturelles et Créatives (ICC) est coorganisée avec le Festival IYÉ – Ma Rue Ma Musique. Pour Stéphane Aflagah, cette ouverture internationale constitue « un atout majeur » pour la circulation des artistes et des projets.
Des activités gratuites et populaires
L’ASBI conserve son esprit inclusif : l’accès est libre pour les activités ouvertes au grand public. Parmi elles, le Cypher Hip Hop sur le terrain de basket omnisport, les spectacles de Xwénusu Fondament’Art et de la Compagnie Rythma, ainsi que le Battle International 2 vs 2 et Bgirls, programmés les 26 et 27 juin à l’Institut Français de Lomé.
Une vitrine des cultures urbaines
Au‑delà des performances, le festival s’impose comme vitrine des cultures urbaines en Afrique de l’Ouest. Il fédère danseurs, chorégraphes, institutions et spectateurs autour d’une passion commune : le Breaking. En associant création artistique et coopération internationale, l’ASBI 2026 confirme son rôle de catalyseur culturel et de passerelle entre continents.
















