Pluie torrentielle à Atakpamé : désolation et chaos après une nuit d’intempéries

0
1054

Par René DOKOU, le 17 Avril 2025

(IMPARTIAL ACTU)- Une violente tempête s’est abattue sur la ville d’Atakpamé dans la soirée du 16 avril, provoquant d’importants dégâts matériels et plongeant plusieurs quartiers dans une profonde détresse. Accompagnée de vents d’une rare intensité, la pluie a transformé les rues en torrents et mis à nu les fragilités des infrastructures locales.

Parmi les zones les plus durement touchées figurent Doulassamé, Djama, Akpessemé et Gnagnan. Dans ces quartiers, des centaines de familles se retrouvent sinistrées, certaines ayant tout perdu. Les toitures de nombreuses habitations ont été arrachées par la violence du vent, laissant les habitants sans abri en pleine nuit. Arbres déracinés, poteaux électriques couchés au sol, routes obstruées : le décor au lendemain de la tempête est apocalyptique.

Des écoles endommagées, la reprise des cours compromise

Les établissements scolaires n’ont pas été épargnés. Au CEG Doulassamé, plusieurs salles de classe sont devenues inutilisables. Le Collège Saint-Albert et l’École primaire publique Camp ont également subi de lourds dommages. À quelques semaines des examens, l’incertitude plane quant à la continuité des cours dans ces établissements.

Le marché paralysé, les services publics en souffrance

Le marché de céréales d’Akpessemé a vu ses étals balayés et ses structures endommagées, mettant à l’arrêt les activités commerciales. Les vendeuses, principales animatrices de cette économie locale, expriment leur angoisse face à cette interruption soudaine de leur source de revenus.

Du côté des services publics, les dégâts sont tout aussi significatifs. La toiture du bâtiment de Togocom s’est envolée, et l’accès à la direction régionale de l’Action sociale est entravé par des arbres effondrés, compliquant encore davantage l’organisation des secours.

Mobilisation municipale et appel à la vigilance climatique

La mairie de la commune Ogou 1 n’a pas tardé à réagir. Des équipes de secours ont été déployées dès les premières heures pour dégager les routes principales et permettre une circulation minimale.

Cette nouvelle catastrophe climatique relance le débat sur la résilience des villes face aux dérèglements climatiques. Les experts pointent depuis longtemps la nécessité de durcir les normes de construction, de mieux aménager les zones exposées et de renforcer les dispositifs d’alerte. Mais ces appels restent souvent sans suite.

Surnommée la « cité aux sept collines », Atakpamé fait aujourd’hui face à un défi de taille : reconstruire, aider les familles sinistrées et mieux se préparer pour l’avenir. Une urgence humanitaire et écologique à laquelle il faudra répondre sans tarder.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici