Petite saison des pluies 2026 : l’ANAMET en première ligne pour anticiper et protéger

0
171

Par René DOKOU, le 02 Septembre 2026

(IMPARTIAL ACTU)- L’Agence nationale de la météorologie (ANAMET) a livré, le 1er septembre à Lomé, ses projections pour la petite saison des pluies couvrant septembre à novembre 2026 dans le Sud-Togo. Les analyses annoncent une pluviométrie normale, avec une tendance excédentaire. Une perspective qui impose une vigilance renforcée, tant pour les producteurs agricoles que pour les autorités locales, en raison des risques d’inondation et de ruissellement.

L’information climatique au « dernier kilomètre »

Pour Issaou Latifou, directeur général de l’ANAMET, l’enjeu dépasse la simple publication des données. Il s’agit de garantir que l’information climatique atteigne le « dernier kilomètre », c’est-à-dire les communautés rurales et les producteurs, afin qu’elle soit comprise et transformée en décisions concrètes. Les médias sont appelés à jouer un rôle central de relais entre l’expertise scientifique et les populations.

Adapter les pratiques agricoles

Les prévisions ne concernent pas uniquement la gestion des catastrophes. Elles orientent aussi les choix agricoles. N’Koyi M’poh, chef de division climatologie, a insisté sur la nécessité d’adapter les pratiques aux conditions annoncées. Une saison courte, ponctuée de séquences sèches, exige des cultures à cycle rapide et résistantes au stress hydrique. L’irrigation de complément, la préparation précoce des sols et des semis dès les premières pluies utiles figurent parmi les recommandations prioritaires.

Anticiper les risques d’inondation

Au-delà des champs, la question des infrastructures urbaines se pose avec acuité. Les sols déjà saturés pourraient favoriser des ruissellements massifs. L’ANAMET recommande d’anticiper les opérations de curage des caniveaux, de nettoyage des ouvrages d’assainissement et de pompage des bassins de rétention. Sur le plan hydrologique, les écoulements devraient rester globalement normaux, mais une tendance excédentaire est attendue dans l’extrême nord-ouest du bassin de l’Oti.

Les leçons des épisodes passés

Les inondations de juin dernier ont laissé des traces. Elles rappellent que l’anticipation est la meilleure arme contre les catastrophes. Pour l’ANAMET, les prévisions doivent servir de boussole aux agriculteurs, aux collectivités, aux services techniques et aux acteurs de l’eau. L’objectif est clair : transformer l’information en action avant que les risques ne deviennent des drames.

Une stratégie de prévention globale

Le message des responsables est sans équivoque : une prévision n’a de valeur que si elle est diffusée, comprise et utilisée. Prévoir, informer, décider et agir, telle est la stratégie que l’ANAMET entend promouvoir pour protéger les récoltes, les ressources hydriques et les populations. La prévention devient ainsi le cœur de l’action publique, dans un contexte où les aléas climatiques se multiplient.

Les médias, maillon essentiel

Dans cette dynamique, les médias sont invités à assumer pleinement leur rôle. Ils doivent vulgariser les données, expliquer les enjeux et sensibiliser les communautés. L’information climatique, loin d’être un simple bulletin technique, devient un outil de développement et de sécurité.

Une saison sous surveillance

La petite saison des pluies 2026 s’annonce donc comme un test grandeur nature pour la capacité du pays à anticiper et à protéger. Entre adaptation agricole, gestion des infrastructures et diffusion de l’information, l’ANAMET place la prévention au centre de ses priorités. Les populations, elles, sont appelées à transformer ces prévisions en pratiques quotidiennes.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici