Par René DOKOU, le 16 Septembre 2024
(IMPARTIAL ACTU)- Contribuer significativement à l’avancement de l’approche “One Health” dans la région ouest-africaine, voici le principal défi de l’Organisation Ouest-Africaine pour la Santé (OOAS). La concrétisation de ce défi, a conduit l’institution a l’organisation d’un atelier régional de présentation sur l’analyse sur le renforcement de la surveillance des maladies à potentiel épidémique dans la région de la CEDEAO, dont les travaux ont été ouverts lundi par le ministre togolais en charge de la santé.
“Une seule santé” (One HEALTH) est une approche visant à optimiser la santé des humains, des animaux et des écosystèmes en intégrant ces domaines, plutôt qu’en les séparant. Environ 60 % des maladies infectieuses émergentes notifiées dans le monde proviennent d’animaux, qu’ils soient sauvages ou domestiques. Pour une meilleure opérationnalisation de cette approche, l’OOAS et ses partenaires techniques et financiers travaillent depuis sur plusieurs aspects techniques de la chose.
C’est ce qui explique, la tenue de cette session de trois jours (16 au 18 septembre 2024) à Lomé. Les travaux de cette rencontre vont ainsi permettre aux parties prenantes d’étudier le rapport final du projet.
“Le projet mis en place vise à faire une étude approfondie de l’existant, à dégager des pistes prioritaires sur lesquelles les pays doivent mettre un accent et pour mettre en place un mécanisme régional de surveillance. Aussi de contribuer à la mise en place d’un observatoire régional aussi bien au niveau de la santé humaine, environnementale et animale. Cette initiative a été une opportunité pour l’OOAS de soutenir la mise en place des outils de la quadripartite dans notre espace régional. Aujourd’hui, nous sommes fiers de dire que l’Afrique de l’Ouest est plus avancée quand nous comparons les cinq grandes régions du continent”, s’est réjoui Dr LOKOSSOU VIRGIL, Directeur département des Soins de Santé OOAS.
Il s’agit à travers cette session de renforcer les capacités des pays pour une meilleure sécurité sanitaire afin de répondre au but du règlement sanitaire international 2005.
Ainsi, il faut reconnaître que la région africaine de l’OMS est marquée par une récurrence des flambées épidémiques et des situations d’urgence. Et à en croire les statistiques, les maladies zonotiques constituent jusqu’à 70% des crises sanitaires dans la réponse aux urgences de santé publique, 80% sont en lien avec les épidémies, 18% des catastrophes naturelles, 2% de causes rares. Aujourd’hui encore, les menaces persistent.
Face à ces chiffres, il urge de solidifier la collaboration entre les secteurs de santé humaine, animale et environnementale. Voilà l’idée mère de la mise en place de l’approche “One Health” en 2016 à travers la consultation de Dakar. Une idée de la quadripartite OMS, FAO, Organisations de la santé animale et le Programme des Nations Unies pour l’Environnement avec l’appui de l’OOAS et le soutien du ministère de la santé du Togo.
D’où la nécessité d’accélérer la mise en œuvre des plateformes impliquées au sein de l’Afrique de l’Ouest, mais également à développer un plan stratégique régional au sein de l’espace CEDEAO pour renforcer la mise en œuvre de l’approche. Au Togo par exemple, outre les dispositifs qui existent déjà en la matière, le pays a lancé à la fin du mois d’août 2023, la plateforme ‘Une seule santé’, avec des objectifs précis.
L’outil est destiné à minimiser les risques liés aux épidémies. C’est un mécanisme qui permettra de mutualiser les efforts, de détecter très rapidement les menaces et les urgences de santé publique émergentes afin d’organiser de façon efficace la riposte.
















