Mois du Consommer Local : le MMLK clôt son Forum et sa Nuit des consommateurs sur un bilan encourageant

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Par René DOKOU, le 02 Novembre 2026

(IMPARTIAL ACTU)- Le Forum et la Nuit des consommateurs, organisés les 29 et 30 octobre 2026 à Lomé, ont réuni opérateurs, usagers et régulateurs. Pour le Mouvement Martin Luther King, le pari du dialogue est gagné, même si la charte des droits et devoirs reste à finaliser.

Le Centre togolais des expositions et foires de Lomé (CETEF) a accueilli, les 29 et 30 octobre 2026, la première édition du Forum et de la Nuit des consommateurs. À l’initiative du Mouvement Martin Luther King (MMLK), l’événement visait un objectif simple : faire asseoir à la même table ceux qui fournissent les services et ceux qui les utilisent. À l’issue des deux journées, l’organisation parle d’une réussite.

« Un coup d’essai, un coup de maître »

Le président du MMLK, le pasteur Edoh Komi, a souligné deux motifs de satisfaction : la disponibilité des opérateurs et la forte mobilisation du public. Selon lui, la rencontre marque une étape importante dans l’instauration d’un climat de confiance entre les parties.

« Le bilan que nous faisons, c’est que le dialogue est possible. Il y a eu un débat direct entre les opérateurs et les consommateurs, sous l’arbitrage du régulateur. C’est un coup d’essai, mais en même temps un coup de maître, parce que ce n’était pas gagné d’avance. C’est historique que nous nous sommes parlé entre nous. Nous avons créé la confiance et les prochaines éditions vont certainement construire sur cette fondation », a-t-il déclaré.

Un propos qui traduit la volonté du mouvement de faire de cette première rencontre un socle plutôt qu’un événement ponctuel.

Une charte en attente de consensus

Au-delà des échanges, le MMLK a profité de l’occasion pour présenter un projet de charte. Le texte entend fixer les engagements et les responsabilités des consommateurs, des opérateurs, des régulateurs et du ministère de tutelle. Son adoption n’a toutefois pas pu être actée : certains acteurs, dont la présence était indispensable à la discussion, n’avaient pas fait le déplacement.

Le pasteur Edoh Komi a assumé ce report. « Nous avons déjà rédigé une charte et nous l’avons présentée à qui de droit. Mais pendant cette rencontre, nous nous sommes rendu compte que tous les acteurs qui devaient être là pour en parler n’étaient pas présents. Nous allons donc l’amender pour qu’elle soit acceptée par tous », a-t-il précisé.

Le mouvement choisit ainsi de privilégier l’adhésion de l’ensemble des parties plutôt que de précipiter un document qui risquerait de rester lettre morte. Un texte engageant les opérateurs comme les usagers ne peut en effet produire d’effets que s’il est reconnu par tous ceux qu’il concerne.

Un face-à-face arbitré par le régulateur

Sur le fond, les débats ont porté sur la consommation des services essentiels : l’accès à l’eau, à l’électricité et aux télécommunications. Les participants ont abordé les difficultés que rencontrent régulièrement les usagers dans leurs rapports avec les prestataires.

Étaient présents des opérateurs des secteurs concernés, des consommateurs et des représentants des autorités de régulation. Le format retenu a permis à chacun de s’exprimer directement, sans intermédiaire, sur ses préoccupations et ses contraintes. Les échanges ont également servi à explorer des pistes pour améliorer des relations parfois tendues.

Dans un domaine où les doléances des usagers passent le plus souvent par les réseaux sociaux, les médias ou les services clientèle, la possibilité d’un débat public, contradictoire et encadré constitue en soi une nouveauté.

Pourquoi les services essentiels d’abord

Le choix de l’eau, de l’électricité et des télécommunications n’est pas anodin. Ces services touchent l’ensemble des ménages et conditionnent le quotidien comme l’activité économique. Les organisateurs ont donc délibérément concentré cette première édition sur ces trois domaines, avant d’ouvrir progressivement la réflexion à d’autres secteurs.

L’initiative s’inscrit dans une logique de rapprochement entre prestataires et usagers. Elle cherche à remplacer la défiance par la discussion, en offrant un espace où les griefs peuvent être exposés et les réponses apportées en présence de l’autorité chargée de réguler.

Cap sur les banques, les assurances et les transports

La prochaine édition entend élargir le champ des discussions. Les banques, les assurances, les transports, les produits alimentaires et les productions locales figurent parmi les thèmes envisagés. L’ambition affichée est d’étendre le dialogue à tous les secteurs qui influencent directement la vie des consommateurs togolais.

Pour le MMLK, l’enjeu sera de confirmer l’élan de cette première édition. Cela suppose de rassembler cette fois l’ensemble des acteurs clés, condition nécessaire à l’adoption de la charte. Si cette étape est franchie, le Forum et la Nuit des consommateurs pourraient s’installer comme un rendez-vous régulier de la vie économique et sociale à Lomé.

En attendant, le mouvement conserve un acquis qu’il juge essentiel : opérateurs, régulateurs et consommateurs ont montré qu’ils pouvaient débattre ensemble. Reste à transformer cette volonté de dialogue en engagements concrets et durables.

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