Par René DOKOU, le 15 Avril 2025
(IMPARTIAL ACTU)- Les acteurs du secteur immobilier au Togo se sont réunis à Lomé depuis le lundi 14 avril pour une rencontre de haut niveau axée sur la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.
L’initiative, soutenue par le Groupe intergouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique de l’Ouest (GIABA) et la Banque africaine de développement (BAD), vise à renforcer la transparence et la sécurité des transactions dans ce secteur en pleine croissance.
Durant cette rencontre, professionnels de l’immobilier, experts en conformité et représentants d’institutions publiques abordent les vulnérabilités spécifiques du domaine immobilier, particulièrement exposé aux flux financiers suspects en raison de sa forte liquidité et de la multiplicité des intermédiaires.
Selon Komla Edoh, directeur de cabinet du ministère de l’Urbanisme, de l’Habitat et de la Réforme foncière, cette démarche s’inscrit dans une volonté nationale de préserver l’intégrité du marché. « Les mesures de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme constituent non seulement un impératif moral, mais aussi une nécessité économique. Elles sont essentielles pour protéger l’intégrité des marchés et la structure financière, à la fois internationale et nationale », a-t-il déclaré.
Israël Essoyobam Dèfoou, Secrétaire général du Syndicat National des Agents de l’Immobilier du Togo (SYNAITO), a pour sa part salué une étape « essentielle » dans l’adaptation du secteur aux exigences internationales. Il a insisté sur l’importance pour les agents immobiliers d’être outillés face à ces enjeux complexes et évolutifs.
L’événement offre également une plateforme d’échanges sur les bonnes pratiques, les outils de détection des transactions suspectes et les mécanismes de contrôle à mettre en place. Les travaux prendront fin le 17 avril et devraient déboucher sur des recommandations concrètes en faveur d’une régulation plus stricte du marché immobilier togolais.
Ce renforcement de la vigilance s’inscrit dans un contexte où les autorités africaines redoublent d’efforts pour aligner leurs systèmes financiers sur les normes du GAFI (Groupe d’action financière), garantissant ainsi une meilleure attractivité des investissements et une plus grande résilience économique.
















