Par René DOKOU, le 19 Novembre 2025
(IMPARTIAL ACTU)- Le Groupe de réflexion et d’action Femme, Démocratie et Développement (GF2D) et la Fondation Hanns Seidel (FHS) ont présenté, mardi 18 novembre 2025 à Lomé, le bilan de leur partenariat couvrant la période 2023-2025. La rencontre, présidée par Mme Adékambi Gina, Directrice exécutive du GF2D, s’est déroulée en présence de M. Götz Heinicke, représentant régional de la FHS pour l’Afrique de l’Ouest, de Mme Karoline Bettex, représentante de l’ambassade d’Allemagne au Togo, ainsi que de nombreuses femmes élues locales, jeunes leaders et acteurs institutionnels.
Une collaboration passée au crible à Lomé
Durant trois années d’activités communes, les deux structures ont jugé nécessaire de marquer une pause pour évaluer les acquis, identifier les défis et définir des axes d’action pour renforcer durablement le leadership féminin.
Une alliance au service de la participation politique des femmes
Dans son allocution d’ouverture, Mme Adékambi Gina a insisté sur l’impact majeur de cette coopération. Elle a notamment rappelé le rôle central de l’Académie des Femmes en Leadership Politique, initiative phare soutenue par la Fondation Hanns Seidel.
« Grâce à cette académie, des centaines de femmes ont été formées aux fondamentaux de la gouvernance, de la communication, du leadership participatif et de la gestion électorale. Elles deviennent désormais des actrices déterminantes du changement », a-t-elle affirmé.
La FHS a, au fil des années, apporté un appui constant au GF2D pour la formation et l’accompagnement des femmes, un engagement qualifié par la Directrice exécutive de « clé essentielle pour bâtir une société plus juste et plus prospère ».
2023-2025 : des avancées tangibles sur le terrain
Le rapport présenté met en lumière plusieurs résultats significatifs.
En 2023, deux ateliers ont été tenus :
à Dapaong, sur la prévention de l’extrémisme violent au niveau local ; à Kara, sur la cohésion sociale et la prévention des conflits.
En 2024, six ateliers ont été organisés :
deux à Sokodé sur la prévention de l’extrémisme violent ; quatre à Lomé, dont deux sur les processus électoraux et deux sur le leadership politique, la décentralisation et le développement local.
Au total, 66 femmes et jeunes filles ainsi que 24 hommes ont participé à ces sessions.
En 2025, l’accent a été mis sur le renforcement des capacités des candidates aux élections locales et sur la formation de 20 femmes en leadership et décentralisation. Une plateforme des élues locales a également vu le jour, destinée à favoriser la synergie entre actrices du développement local.
Le bilan électoral confirme l’efficacité de ces actions : parmi les 20 participantes suivies, une a été élue maire (Assoli 2), une autre maire adjointe (Tchaoudjo 3) et cinq ont obtenu des sièges de conseillères municipales.
Deux podcasts vidéo consacrés à l’engagement socio-politique des femmes ont également été réalisés et diffusés sur les réseaux sociaux afin d’amplifier leur visibilité.
Une mission européenne riche en enseignements
Dans le prolongement des actions de formation, trois jeunes filles ont effectué une mission d’étude en Belgique et en Allemagne, du 11 au 20 juillet 2025. Deux d’entre elles, Ameyo Koumebio et Sophie Yoyo, ont restitué les conclusions de ce voyage d’observation consacré à l’émergence des femmes dans la sphère politique.
Elles ont mis en avant l’importance :
de la visibilité des femmes leaders, pour inspirer les générations futures ; du réseautage, indispensable pour soutenir les parcours professionnels féminins ; et de l’engagement bénévole, moteur essentiel d’une gouvernance au service du bien commun.
Les missionnaires ont également proposé des recommandations stratégiques : intensifier les campagnes de sensibilisation pour encourager la participation des jeunes femmes, instaurer un programme de mentorat, et renforcer les coopérations internationales, notamment avec la FHS.
Des perspectives ambitieuses
Le GF2D entend capitaliser sur ces avancées en mettant en œuvre plusieurs actions :
un mécanisme de suivi des jeunes filles formées ; un système de mentorat dédié ; le développement d’un programme de formation à distance via le e-learning ; la création d’un réseau national de jeunes femmes engagées politiquement.
« Ensemble, le GF2D et la Fondation Hanns Seidel continueront à investir dans le leadership féminin afin que chaque femme formée devienne une force de transformation pour notre pays », a conclu Mme Adékambi Gina.
















