Le Togo teste la mobilité électrique

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Par René DOKOU, le 26 Janvier 2026

(IMPARTIAL ACTU)- La transition vers une mobilité plus respectueuse de l’environnement n’est plus une option. Elle s’impose désormais comme une nécessité, au Togo comme ailleurs. À Lomé, le lancement de la phase pilote du projet de soutien à la mobilité électrique illustre cette prise de conscience et marque une étape clé dans la réflexion nationale sur les transports durables.

Portée par le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), l’initiative consiste à intégrer une dizaine de motos électriques au sein de l’administration publique. L’objectif est clair : démontrer, par l’exemple, que des alternatives propres aux motos thermiques sont possibles, opérationnelles et adaptées au contexte local.

Dans un pays où les deux-roues constituent l’essentiel des déplacements urbains, cibler ce segment relève d’un choix stratégique. Les agents publics impliqués dans l’expérimentation feront l’objet d’un suivi rigoureux, notamment sur les questions de recharge, de maintenance et d’usage quotidien. Un accompagnement technique est prévu afin de documenter les avantages, les contraintes et les performances réelles de ces engins.

Au-delà de l’innovation technologique, le projet vise surtout à impulser un changement de comportement. En adoptant la moto électrique dans le service public, les autorités togolaises entendent favoriser l’émergence d’une nouvelle culture de la mobilité écologique, susceptible d’influencer progressivement l’ensemble de la population.

Financé à hauteur de 461 830 dollars par le Fonds pour l’environnement mondial, le projet s’inscrit pleinement dans la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre. Les inventaires nationaux sur le climat indiquent en effet que le transport routier figure parmi les principaux secteurs émetteurs, en raison notamment de l’usage massif des motos à carburant fossile.

Silencieuse et sans émissions directes, la moto électrique apparaît comme une solution réaliste pour des villes comme Lomé, caractérisées par des distances courtes et une forte demande de mobilité. À l’issue de la phase pilote, les données recueillies serviront de base aux autorités pour décider d’une éventuelle extension de l’électromobilité au sein de l’administration, puis à plus grande échelle.

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