Insertion des diplômés des IFAD : l’AED et WIETC scellent un partenariat

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Par René DOKOU, le 02 Octobre 2026

(IMPARTIAL ACTU)-L’Agence Éducation-Développement (AED) et l’entreprise Weihei International Economic & Technical Cooperative Co. Ltd (WIETC) ont officialisé, jeudi 1er octobre 2026, un partenariat qui vise à rapprocher durablement l’école du monde du travail. Signée au profit des apprenants des IFAD-Bâtiment et IFAD-Énergies renouvelables, la convention fait de l’insertion professionnelle son objectif central.

Une priorité d’embauche pour les diplômés

C’est le volet le plus attendu de l’accord. Selon ses besoins et dans le respect de ses procédures internes, WIETC pourra recruter en priorité les diplômés des deux établissements pour ses différents projets et chantiers. Les jeunes formés dans les IFAD disposent ainsi d’un débouché identifié, là où l’entrée dans la vie active reste souvent le principal obstacle après l’obtention du diplôme.

L’alternance, pour apprendre sur le terrain

L’entreprise s’engage également à accueillir les apprenants des deux IFAD en alternance au sein de ses activités. Les étudiants pourront confronter leurs acquis théoriques aux réalités des chantiers et des installations. Cette immersion s’accompagnera d’échanges d’expertise entre les professionnels de WIETC, les formateurs et les apprenants, de manière à faire circuler les savoir-faire dans les deux sens.

Les employés de WIETC aussi concernés

L’accord ne s’adresse pas uniquement aux jeunes en cursus. Les ouvriers et les personnels techniques de l’entreprise pourront suivre des formations continues dans les IFAD. Les établissements deviennent ainsi un lieu de perfectionnement pour des professionnels déjà en poste, en plus de leur mission de formation initiale.

Des soutiens matériels encore à définir

Les deux partenaires envisagent en outre d’explorer plusieurs formes d’appui aux établissements : équipements, matériels, subventions ou bourses. Les conditions de ces soutiens ne sont pas encore arrêtées et devront être précisées ultérieurement entre les parties.

Garantir la continuité entre l’école et l’entreprise

Pour Dammipi Noupokou, directeur général de l’AED, cette coopération doit assurer une continuité entre la formation, l’expérience en milieu professionnel et l’entrée dans l’emploi. Il rappelle que l’AED pilote les IFAD, des institutions conçues pour répondre aux besoins en compétences des secteurs prioritaires de l’économie togolaise. Dans cette logique, un partenariat avec une entreprise active sur le terrain prolonge naturellement la vocation de ces centres.

Des compétences locales pour accompagner l’entreprise

Le directeur général de WIETC, Lu Xinyong, a pour sa part insisté sur la nécessité de s’appuyer sur des professionnels locaux qualifiés. Il a cité les domaines dans lesquels l’entreprise intervient : les infrastructures, les énergies nouvelles et les investissements industriels. Selon lui, disposer d’une main-d’œuvre formée sur place est un atout pour mener à bien ces activités.

Un partenariat à quatre dimensions

Au total, la convention couvre l’ensemble du parcours d’un technicien : la formation initiale, l’expérience en entreprise, le recrutement et le perfectionnement des personnels. En associant une agence publique de formation et un acteur économique, elle propose un modèle où les compétences enseignées répondent directement aux besoins des employeurs.

Reste désormais à traduire les engagements en actions concrètes, notamment sur les appuis matériels et financiers dont les modalités restent à fixer. Si les promesses de l’accord se concrétisent, les apprenants des IFAD-Bâtiment et IFAD-Énergies renouvelables pourraient bénéficier d’un accès plus direct à l’emploi dans des secteurs jugés stratégiques pour le développement du pays.

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